Affaire des gendarmes mobiles : le procureur monte au créneau
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
CAYENNE

Affaire des gendarmes mobiles : le procureur monte au créneau

S.R.

Le procureur Ivan Auriel a rédigé un communiqué hier précisant certaines circonstances de la bagarre (1) .

1. LE COMMERÇANT HMONG.
C'est en voulant secourir un commerçant hmong qui installait ses marchandises sur les étals du marché, dans la nuit de jeudi à vendredi, qu'il a été attaqué par un groupe de jeunes. Les gendarmes mobiles, qui fêtaient leur dernier jour en Guyane à deux pas de la place du marché, ont vu cette hypothétique agression et sont allés secourir le commerçant. C'est là que la bagarre aurait éclaté. Problème : le Hmong en question n'a pas été retrouvé et donc il n'a pas pu confirmer cette histoire d'agression.
2. COUP DE POING OU COUPS DE PIED ?
Le procureur a reçu l'expertise du médecin légiste « par fax » . On n'a pas pu la lire. Celle-ci, selon Ivan Auriel, ne parle pas de coups de pied. Elle fait juste état de la mâchoire cassée de Jonathan Langlais, hospitalisé, et de ses 40 jours d'incapacité totale de travail, toujours selon le chef du parquet. Son frère jumeau a lui aussi la mâchoire cassée mais sans être hospitalisé.
3. IVRESSE ?
« Les jeunes étaient ivres. Je pense que sur les neuf gendarmes, certains devaient eux aussi être sous l'empire de l'alcool. » Problème, aucune alcoolémie (ni chez les gendarmes, ni chez les jeunes) n'a été relevée par la police, déplore le procureur.
4. PAS DE GARDE À VUE.
Un homme en frappe un autre. Le second se retrouve à l'hôpital. Pour autant, le premier n'est pas placé en garde à vue. « Il n'y a pas eu d'utilisation d'arme dans cette bagarre, ce qui est rare à Cayenne [...]. Il n'y a pas eu de garde à vue parce que les gendarmes sont venus s'expliquer spontanément au commissariat et ont consenti à y rester. » Vu la gravité des blessures, une ouverture d'information ne semblait pas inutile. Réponse du magistrat : « On n'ouvre jamais une information judiciaire sur une bagarre. » Les gendarmes ont quitté la Guyane comme prévu, vendredi.
5. FUITE ?
Un témoin que nous avons interrogé, totalement étranger à l'affaire, nous le certifie. Les gendarmes ont pris la fuite après la bagarre. Faux, répond le procureur. « Ils sont partis mais ils n'ont pas pris la fuite. » On joue sur les mots.
6. SUITES ?
Le procureur a expliqué que l'enquête se poursuivait. « S'il faut poursuivre en correctionnelle un des participants à la bagarre, on le fera. »
(1) Lire les éditions du week-end et de lundi.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger