Depuis 2011, Total attend l'autorisation de rechercher des hydrocarbures dans les eaux guyanaises (photo d'archives)
Face à ce qu’ils estiment être « un pillage de nos ressources maritimes sans une réaction adaptée de l’Etat à nos problèmes », élus et représentants de la pêche professionnelle se sont récemment réunis, à Sinnamary, pour dénoncer « le fléau de la pêche illégale » (nos précédentes éditions).
Des décisions ont été prises (action
judiciaire contre l’Etat français pour délit d’écocide, courrier à
la Commission européenne, souhait de voir la CTG s’attribuer la
compétence pêche…). Mais, au-delà de ces décisions, nous avons
voulu savoir quelles étaient les spécificités halieutiques des eaux
guyanaises et surtout où en étaient les stocks de trois espèces
courantes, présentes dans la région, la crevette, l’acoupa rouge et
le vivaneau. Rencontre avec Michel Nalovic, ingénieur
halieute depuis 2007 au sein du CRPM (Comité Régional des Pêches
Maritimes) de Guyane.
En matière de ressources, il y a-t-il une spécificité des eaux
guyanaises ?
Indiscutablement. Sans rentrer dans des détails trop
techniques, il faut savoir qu’en Guyane, les eaux côtières,
associées aux eaux océaniques, et en comptant le courant amazonien,
génèrent une sorte de tourbillon, pratiquement calqué sur le tracé
du littoral et du tombant guyanais. Soit une sorte de poche large
de 350 kilomètres et allant à plus de 300 kilomètres au large. Cela
donne un vrai réservoir de petits organismes vivants, comme le
plancton, à la base de la chaîne alimentaire....
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