Bio-plateaux : vers la création d'un observatoire régional de l'eau
La problématique de l'eau au cœur des discussions entre le Brésil, la Guyane et le Suriname.
Une délégation guyanaise est au Suriname depuis plusieurs jours. C'est effectivement à Paramaribo que se joue depuis le 31 octobre l'un des enjeux principaux de notre région : celui de l'eau.
C'est pourquoi la Collectivité territoriale de Guyane (CTG), représentée notamment par le 1er vice-président, Jean-Paul Ferreira, est présente.
La collectivité a notamment signé un accord bilatéral technique pour le suivi de la qualité des eaux du bassin du Maroni. Le niveau actuel du fleuve, et les conséquences sur les populations, vient par ailleurs rappeler l'importance de ce sujet.
La CTG retient aussi la "déclaration tripartite Guyane, Suriname, Brésil, en faveur d'un observatoire régional sur les bassins versants transfrontaliers et la biodiversité aquatique du Plateau des Guyanes." L’objectif affirmé est le partage régulier de données et d’informations sur la problématique de l'eau et de la biodiversité et milieu aquatique. Cet outil constituera également un appui à la prise de décisions dans ces domaines.
Le président du Suriname, Chan Santokhi, est présent à cet événement, qui s'inscrit dans le cadre du programme Bio-Plateaux.
Le Grand conseil coutumier, Sophie Charles, le WWF, l'ambassadeur de France au Suriname, ou encore Patrick Lecante, en sa qualité de président du Comité eau et biodiversité de Guyane, sont sur place aussi.
Les acteurs ont pu échanger dans le cadre de plusieurs tables rondes. Jean-Paul Fereira, a animé l'une d'entre elles, qui avait pour thématique : les défis locaux pour les ressources en eau sur le plateau des Guyanes : un point de vue socio-culturel.
Ce rendez-vous s'achevait ce samedi 2 novembre.
Figuraient au cœur de la conférence
- Les besoins et perspectives en termes de coopération régionale sur l’environnement pour la Guyane, territoire européen d’Amazonie ;
- Les enjeux d’adaptation aux changements climatiques, y compris la prévention des risques naturels (inondations et étiages sévères) ;
- Les problématiques d’accès aux services essentiels et de réduction des pressions sur les ressources en eau au bénéfice des populations riveraines ;
- La gouvernance concertée des bassins versants transfrontaliers, dans une logique participative, pour mener progressivement à une planification et à une gestion commune ;
- La connaissance et la protection d’une biodiversité aquatique à la richesse remarquable.

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