Renaissance pour la réserve des Nouragues
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AU CŒUR DU PÉYI

Renaissance pour la réserve des Nouragues

Mathurin LEVIS

Encore peu connue du grand public, la réserve des Nouragues, située dans le quart nord-est de la Guyane est pourtant la seconde réserve naturelle - par sa surface (1.000 km2) - administrée par la France après celle des Terres Australes Françaises. Un projet de réouverture du site Arataï au public -après sa fermeture brutale en 2006- pourrait à l’avenir permettre à ce territoire de mieux faire connaître ses atouts topographiques et ses richesses de biodiversité protégées depuis 1995.

© Photos : Bernard gissinger

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Un écrin d’Amazonie protégé et étudié

La réserve naturelle des Nouragues tient son nom d’un peuple amérindien qui occupait anciennement le site. Elle recouvre aujourd’hui 1.000 km2 de forêt tropicale humide mature. Elle est traversée en son centre par une chaîne de monts (les montagnes Balanfois) dont le point culminant forme le dôme rocheux de l’inselberg des Nouragues (430 m).

Plusieurs camps d’accueil structurent la réserve : le camp Arataï à l’entrée du site (4-5 heures de pirogue depuis Régina) est dédié à l’accueil du public. Fermé en 2006, il fait aujourd’hui l’objet d’un projet de réouverture (Projet Coracines : CO-Réinventer l’Arataï entre Citoyenneté, Nature, Éducation et Savoirs). Les camps Inselberg et Pararé, forment eux la base scientifique gérée par le CNRS, non ouverte au public. Cette station créée en 1986 est un lieu privilégié pour l’étude du fonctionnement des forêts tropicales et accueille des scientifiques du monde entier.

Jennifer Devillechabrolle, conservatrice de la réserve décrit les missions qui reviennent à son institution : « Notre action vise d’abord à protéger cet espace naturel en partenariat avec les membres du dispositif Harpie, la problématique -menace- majeure étant l’orpaillage illégal. Il s’agit ensuite de mener des suivis scientifiques de