Cinq semaines de conflit auront été nécessaires pour déboucher sur un accord entre les grévistes et l'État (JA)
La grève du Pôle universitaire, qui s'est terminée lundi, a permis la mise en place de la future université de plein exercice. Dans quelles conditions ? Et qu'a-t-on obtenu d'autre ? Éléments de réponse.
1 - L'UNIVERSITÉ EN 2015... OU 2016
Dans l'article 1 du protocole, « l'État s'engage à créer une université de plein exercice en Guyane » . Comme le réclamaient les grévistes, cela se fera par un décret qui pourrait être signé avant la fin de l'année. Il le sera au plus tard en juin 2014. Si la date de 2015 apparaît bien pour la création de cette université, le protocole précise toutefois qu'elle verra le jour « au plus tard à la rentrée 2016 » . Vu le chantier qui attend désormais les universitaires et élus guyanais, ce détail n'en est pas un et, selon certains élus, 2016 serait même plus probable. Une feuille de route détaillée avec calendrier de transition vers cette université de Guyane doit être établie « en toute priorité » .
2 - EXIT FOTSING ET DORVILLE, BONJOUR CORVAL
Nommée administratrice provisoire, Anne Corval a pris ses fonctions hier, premier jour de réouverture du Pôle universitaire guyanais (Pug). Le protocole précise qu'elle occupe les fonctions de vice-président du pôle et de directrice de l'IESG, autrement dit les fonctions occupées jusqu'alors par Jean-Marie Fotsing et René Dorville, ces deux derniers étant officiellement suspendus depuis hier. Accompagnée d'un directoire, Anne Corval aura une double tâche : celle de diriger le Pug durant la période de transition tout en organisant le chantier d'université de plein exercice. De fait, le Pug gagne déjà en indépendance vis-à-vis de l'UAG puisque l'administratrice ne rendra de compte qu'à la ministre de l'Enseignement supérieur.
3 - DES MOYENS ALLOUÉS
Un état des lieux des moyens humains et matériels doit être lancé rapidement. Sur cette base, la ministre de l'Enseignement supérieur décidera des futures dotations du Pug. En attendant, l'État s'est engagé à créer entre 20 et 30 emplois d'enseignants chercheurs sur trois ans et autant d'emploi non enseignants sur la même période. Le protocole précise : « Une attention sera apportée aux besoins dans le domaine des ressources humaines, de la gestion administrative et de la formation continue » .
Par ailleurs, des réponses concrètes ont été apportées par les différents partenaires (collectivités, rectorat, Crous...) aux revendications sur la vie étudiante telles que la restauration, les transports, la sécurité ou encore le sport. Certaines solutions ont un effet immédiat, d'autres à court ou moyen terme.
Édition spéciale : Rétro 2025
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