Frédérique Racon, directrice, et Rémy-Louis Budoc, président de l'OPRF (TF)
Né de la fusion de l'Afpa et du Cnam, l'Opérateur public régional de formation, l'OPRF, a repris le flambeau et entend se positionner au plus près des besoins du monde du travail tout en continuant à étoffer la liste des modules proposés.
En fin d'après-midi, malgré la présence d'une dizaine de responsables, les locaux de l'Opérateur public régional de formation (OPRF) paraissent désertiques. Pas la moindre brise ne balaye les interminables couloirs du bâtiment qui abritait, jusqu'en 2013, l'Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa). Pourtant, un vent nouveau souffle sur les lieux depuis quelques mois. En effet, né de la fusion de l'Afpa et du Cnam (Conservatoire national des arts et métiers), l'OPRF est désormais en ordre de marche et ses dirigeants entendent en faire un nouvel outil de formation des plus performants.
UN PARCOURS PERSONNALISÉ POUR CHAQUE STAGIAIRE
« Nous avons rencontré des difficultés mais nous en sortons par le haut, affirme le président, Rémy-Louis Budoc. Nous voulons apporter une nouvelle vision de la formation et tisser des partenariats forts. »
L'OPRF a été créé le 28 août 2013 suite à une délibération du conseil régional. Il est un établissement public industriel et commercial (Epic). Il compte soixante salariés qui travaillent sous la direction de Frédérique Racon. Signé le 3 juin, le contrat de service public qui lie l'organisme à la Région définit son principal objectif : répondre aux impératifs régionaux en terme de formations proposées afin de se positionner au plus près des besoins du monde du travail.
L'offre de l'OPRF se concentre principalement sur les métiers du bâtiment, de l'électronique, de la mécanique automobile, du tourisme, de la restauration, de l'informatique, de la gestion et du social. « Le programme est novateur et cohérent » , insiste la directrice. Novateur car désormais en mesure d'établir un parcours personnalisé pour chacun des stagiaires. De plus, à la différence du fonctionnement de l'Afpa, les auditeurs qui souhaitent se perfectionner ne seront plus obligés d'effectuer une formation complète mais pourront se focaliser sur un ou plusieurs modules.
Près de 170 personnes suivent des formations à l'OPRF. Les demandeurs d'emploi, les jeunes, les salariés et les porteurs d'un projet professionnel peuvent prétendre à une formation. Rémy-Louis Budoc précise qu'aucun module ne débutera sans l'inscription de six à sept stagiaires. « Nous ne reproduirons pas les erreurs du passé qui ont conduit à des déficits » , affirme-t-il. Des cours du soir pourraient également voir le jour dans les prochains mois.
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