Séropositive, mais surtout positive
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SANTE

Séropositive, mais surtout positive

Stéphanie BOUILLAGUET
Le préservatif, le seul rempart efficace pour éviter une contamination par voie sexuelle (D. R.)
Le préservatif, le seul rempart efficace pour éviter une contamination par voie sexuelle (D. R.)

Agnès a découvert sa séropositivité il y a treize ans. Loin de se renfermer sur elle-même, elle a pris sa maladie à bras-le-corps et s'engage notamment auprès des jeunes contaminés.

 
 Agnès avait 31 ans quand les médecins lui ont annoncé la terrible nouvelle. Nous sommes en 1995. « J’ai fait une grossesse extra-utérine et je devais subir une opération chirurgicale », raconte-t-elle. Son regard, jusqu’alors pétillant, se voile au souvenir de ces moments difficiles. « Dans les analyses sanguines, ils ont détecté le virus », souffle-t-elle.
Agnès vient d’apprendre qu’elle est séropositive, porteuse du virus du sida. « Je me suis mise à pleurer. Je me suis sentie sans défenses, comme un bébé. J’avais l’impression d’être abandonnée, perdue. » Agnès est à l’époque accro au crack. Son premier réflexe après la découverte de sa séropositivité est de retourner dans la rue, où elle vit, et prendre sa drogue. Elle a été contaminée lors d’une relation sexuelle : « La personne qui m’a refilé le virus m’a dit : « Bienvenue au club ». Je n’ai pas compris tout de suite ce qu’il voulait dire. Mais cette parole m’a fait peur, c’était très violent. »
Durant huit ans, Agnès refusera de suivre un traitement : « C’est très grave, reconnaît-elle. J’étais comme bloquée. Je ne voulais pas entrer...

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