Séropositive, mais surtout positive
Agnès a découvert sa séropositivité il y a treize ans. Loin de se renfermer sur elle-même, elle a pris sa maladie à bras-le-corps et s'engage notamment auprès des jeunes contaminés.
Agnès vient d’apprendre qu’elle est séropositive, porteuse du virus du sida. « Je me suis mise à pleurer. Je me suis sentie sans défenses, comme un bébé. J’avais l’impression d’être abandonnée, perdue. » Agnès est à l’époque accro au crack. Son premier réflexe après la découverte de sa séropositivité est de retourner dans la rue, où elle vit, et prendre sa drogue. Elle a été contaminée lors d’une relation sexuelle : « La personne qui m’a refilé le virus m’a dit : « Bienvenue au club ». Je n’ai pas compris tout de suite ce qu’il voulait dire. Mais cette parole m’a fait peur, c’était très violent. »
Durant huit ans, Agnès refusera de suivre un traitement : « C’est très grave, reconnaît-elle. J’étais comme bloquée. Je ne voulais pas entrer...

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters