Regain de tension à l'université
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Regain de tension à l'université

A.S.-M.

L'intersyndicale fustige de nouveau l'action de l'administratrice provisoire et menace de nouvelles actions.

On pensait que l'annonce de la création de l'université de Guyane dès cette année allait calmer les tensions persistantes au pôle universitaire. Il n'en est rien. Au contraire, les antagonismes qui ont provoqué la crise d'octobre 2013 sont de nouveaux exacerbés. Sur fond de rengaine bien connue : l'intersyndicale accuse certains universitaires, dont Jean-Marie Fotsing et René Dorville, de s'accrocher désespérément à ce qui leur reste de pouvoir sur le campus, avec la bienveillance de l'administratrice provisoire, Anne Corval.
Pour faire simple, trois gros dossiers provoquent aujourd'hui la colère des ex-grévistes. D'abord, la situation du département Lettres et sciences humaines. Des élections internes ont placé Monique Blérald, membre de l'intersyndicale, à la tête du département. Depuis, deux des trois postes de maîtres de conférence demandés se sont vus opposer un refus de publication. Refus décidé par le conseil d'administration restreint de l'IESG (Institut de l'enseignement supérieur de la Guyane), composé de quatre membres dont... Jean-Marie Fotsing et René Dorville. « On commence à en avoir marre de la guerre de tranchée menée par les réactionnaires opposés à la grève » , s'énerve Marianne Palisse de l'intersyndicale.
UN DIRECTOIRE SANS POUVOIR
Le deuxième dossier qui fâche, c'est justement ce CA de l'IESG. Depuis la grève, l'institut ne possède plus qu'un CA restreint. Anne Corval a donc décidé d'organiser de nouvelles élections. Mais pour l'intersyndicale, l'IESG serait amené à disparaître dans quelques mois, à la création de l'université de Guyane, pour laisser place à des UFR, comme dans les autres universités. Elle dit craindre un « trucage » de cette élection dans l'objectif de conserver un IESG proche de l'UAG.
Enfin, l'espoir a laissé place au dépit en ce qui concerne le directoire. Le protocole du 11 novembre lui confiait la co-gestion de la période transitoire et de la construction de l'université. Mais le premier point aurait été abandonné et, pour le second, le directoire n'aurait plus qu'un rôle consultatif. Pour l'intersyndicale, tous ces « agissements » seraient une manière de remettre en selle les opposants à la grève et de favoriser la mainmise des organismes de recherche sur l'université, au détriment des sciences humaines. En réaction, elle promet de « changer (son) mode d'action » . Sans vouloir en dire plus, ses membres citent les possibilités de recours en justice et de blocages ciblés.

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