Profs : du changement dans les primes
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ÉDUCATION

Profs : du changement dans les primes

Il y a du changement dans le mode de calcul des primes des enseignants. Désormais, ils toucheront quatorze ou dix-huit mois de salaire en plus, selon la commune où ils travailleront.
Jusqu'en octobre, les fonctionnaires d'État et les magistrats affectés en Guyane touchaient une indemnité particulière de sujétion et d'installation (Ipsi). Elle correspondait à seize mois de salaire : six mois étaient versés la première année, cinq mois la troisième année et cinq mois la quatrième année. Son montant évoluait avec le salaire du fonctionnaire.
Depuis le 1er octobre, l'Ipsi a été remplacée par l'indemnité de sujétion géographique (ISG, lire notre édition du 30 septembre 2013). Désormais, le montant de la prime est calculé sur le salaire du fonctionnaire au moment de sa mutation et la prime est versée en trois tiers égaux. Surtout, elle peut être différente selon la commune où le fonctionnaire est nommé. À chaque ministère d'établir sa grille, ce que n'avait pas encore fait l'Éducation nationale.
C'est chose faite depuis hier. Un enseignant touchera dix-huit mois de salaire en quatre ans s'il est affecté à Apatou, Camopi, Grand-Santi, Maripasoula, Ouanary, Papaïchton, Régina, Saint-Élie, Saint-Georges ou Saül. Dans les autres communes, ce sera quatorze mois.
En 2011, l'Ipsi s'élevait à 20 millions d'euros en Guyane, soit un cinquième des primes versées aux fonctionnaires du département. La majoration de traitement (les fameux 40%) représentait 80% des primes.