Document en main, les représentants de
l'association des pêcheurs du nord-ouest tentent d'approcher Yves
Jégo pour lui transmettre leurs doléances. La scène se déroule le 4
avril dernier, à deux pas du marché aux poissons de Saint-Laurent,
lors de la visite du secrétaire d'État à l'Outre-mer. Depuis, les
pêcheurs de l'ouest n'ont eu de cesse de marteler leurs
revendications. Mais celles-ci, aussi légitimes soient-elles, se
heurtent à un problème de taille : l'irrégularité de leur situation
administrative.
La Chambre de commerce et d'industrie de
Guyane (CCIG) est catégorique. « Administrativement, on compte le
nombre de pêcheurs agréés sur les doigts d'une main » , affirme le
directeur de l'antenne de Saint-Laurent, Lucien Durand. En clair,
vis-à-vis de la réglementation en vigueur, il n'y a pas ou peu de
pêcheurs dans l'ouest. Pourtant, l'une des responsables de
l'association des pêcheurs du nord-ouest, Iris Leter, assure que
l'organisme regroupe « des professionnels sérieux, en situation
régulière notamment en ce qui concerne les formalités d'inscription
au registre des Affaires maritimes » . Seule difficulté :
l'inscription au registre n'est en réalité que la première d'une
longue liste d'obligations à remplir avant de pouvoir se lancer
officiellement dans le secteur de la pêche.
Identification du marin...
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