Neuf pièges comme celui-ci vont être installés tout autour du bourg (KS)
Cette année encore, la commune sera particulièrement touchée par la papillonite. Des milliers de larves de papillons cendres ont été détruites mais, selon le garde du littoral, « il en reste des milliers de fois plus » .
Au dernier stade de son évolution, la chenille d'Hylesia metabus devient noire. Il est alors trop tard pour agir (commune de Sinnamary)
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À Sinnamary, il ne faut pas chercher bien longtemps avant de trouver des chenilles de papillons cendres (Hylesia metabus) . Depuis quelques semaines, elles envahissent par milliers les arbres de la commune, à la recherche de nourriture. Enroulées en grappe dans les feuilles, elles vont manger jusqu'au dernier stade de leur évolution : la nymphose. « Ce n'est plus le moment d'agir, constate Charles Bergère, garde du littoral à Sinnamary. C'est trop tard. Les chenilles sont en train de monter dans les arbres pour trouver un endroit où devenir papillon. On n'a plus qu'à attendre que ça nous tombe dessus. »
Un pic est attendu vers le 20 juillet mais le phénomène devrait s'étaler sur trois semaines, toutes les chenilles n'étant pas au même stade. Cette année, la municipalité a pourtant pris les devants et envoyé une quinzaine de volontaires sur le terrain, armés d'eau savonneuse et d'une bonne dose de courage. Des milliers de larves d'Hylesia metabu sont ainsi été détruites. « Mais il en reste des milliers de fois plus » , estime Charles Bergère. Alors les Sinnamariens s'organisent pour faire face. Et limiter les dégâts. Dans quelques jours, neuf pièges vont être installés tout autour du bourg « pour protéger au maximum les habitants » . Il y en avait sept l'année dernière, moins bien répartis, mais la population d'Hylesia metabus devrait être plus importante cette année. « C'est cyclique » , lâche le garde du littoral.
DES PIÈGES À PAPILLONS CREUSÉS
Assez « simples » , ces pièges n'en sont pas moins efficaces : en neuf endroits de la commune, des bassins profonds de 40 centimètres vont être creusés et remplis d'eau. Éclairés, ils attireront des papillons cendres par milliers. Une grande partie se noiera. « Et il faudra traiter à l'eau savonneuse les individus posés à côté des pièges. »
Pour que la technique fonctionne, les autres lumières de la commune doivent être éteintes. L'année dernière, cela a engendré des problèmes de délinquance. « On sait que les papillons sont très actifs de la tombée de la nuit à 21 heures. Il faudrait donc traiter les papillons vers 22 heures et non plus le matin, pour pouvoir ensuite rallumer les rues de la commune. Cela nécessite une organisation particulière » , confie Charles Bergère. Mais le jeu en vaut la chandelle.
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