L'agression de deux lycéens de Melkior-Garré (Cayenne) mercredi 19 décembre a provoqué l'émoi parmi les élèves de l'établissement. Pour beaucoup, cela a été l'agression de trop. Ils ont voulu le faire savoir, hier matin, en se rassemblant de 7 h 30 à 10 heures devant le lycée, accompagnés de nombreux parents d'élèves. « Il y a trop d'agressions aux abords de ce lycée, ça arrive à n'importe quel moment de la journée » , lance Kassandra, en terminale hôtellerie, la classe des deux victimes (1). RENCONTRE AVEC LA RÉGION
L'agression a eu lieu vers 22 heures, en sortie de travaux pratiques. Pour les élèves de la filière hôtellerie-restauration, les piètres conditions de sécurité y sont pour beaucoup. « Quand on finit tard, il n'y a pas de sécurité, juste un vigile dans sa loge » , déplore Tifani. « Il n'y avait même plus d'éclairage devant le lycée, il a fallu attendre cette agression pour qu'ils nous remettent la lumière » , râle Philippe. Un peu à l'écart, d'autres lycéens s'entretiennent avec Olivier Goudet du collectif Tròp Violans. Tous réclament la même mesure : la pause d'une clôture autour de l'établissement. Cette revendication a été soumise au président de Région qui est venu s'entretenir avec la direction du lycée, les élèves de la filière hôtellerie et quelques parents d'élèves. Une heure de discussion à l'issue de laquelle Kassandra se dit satisfaite. « Rodolphe Alexandre a promis de faire son possible. Pour la clôture, il nous a donné un délai d'un mois, le temps de faire les procédures. On est satisfait, on lui fait confiance pour que ce soit fait dans les délais. » En Région, on confirme qu'une clôture sera bien installée autour du lycée. Et on ajoute qu'un troisième vigile viendra bientôt renforcer les deux actuellement en poste. (1) Lire le témoignage de Charlotte, dans notre édition de ce jeudi 27 novembre. (2) Lire le témoignage de Charlotte, dans notre édition de ce jeudi 27 novembre. Charlotte sera accompagnée
Dans la matinée, Charlotte (2), une des deux victimes de l'agression de mercredi dernier, était reçue avec ses parents par l'équipe mobile de sécurité (EMS) du rectorat. Si certains de ses camarades regrettent qu'il ait fallu attendre plus d'une semaine, et le débrayage d'hier, pour que cette rencontre ait lieu, le père de la lycéenne, lui, veut préfère positiver. « La responsable de l'EMS a beaucoup parlé avec Charlotte pour la soutenir, raconte-t-il. Elle s'est engagée à ce que ma fille soit accompagnée par une infirmière scolaire et une psychologue. Dans l'ensemble, je suis satisfait. »
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