Un exercice pour la prise en charge d'un malade, pouvant être atteint par le virus Ebola, s'est déroulé la semaine passée au centre hospitalier de Cayenne (DR)
En réponse aux risques de recevoir un patient atteint du virus Ebola, les services hospitaliers s'organisent. D'ici début 2015, le centre hospitalier de Cayenne sera un établissement référence.
Pour Christian Meurin, directeur général de l'ARS Guyane (Agence régionale de santé) il ne faut surtout pas céder à la psychose lorsque l'on évoque le virus Ebola. Le centre hospitalier Andrée-Rosemon (Char), à Cayenne, le Centre médico chirurgical de Kourou (CMCK) et le centre hospitalier de l'Ouest guyanais (Chog), à Saint Laurent du Maroni, ont mis en place depuis août des formations au protocole de prise en charge d'un cas possible d'Ebola. La Guyane bénéficie des mêmes équipements que l'Hexagone. Et si 12 établissements sont habilités à accueillir les cas suspects, le Char rejoindra ces établissements d'ici peu, début 2015, avec l'hôpital de Fort-de-France. « L'accent a été mis pour la formation du personnel d'accueil aux entrées des centres hospitaliers comme le Samu mais, la mobilisation a également concerné les services en contact direct avec la population : policiers de la Paf, pompiers, associations caritatives » , précisent les responsables hospitaliers.
« LE RISQUE DE CONTAMINATION EST FAIBLE »
Par ailleurs, des dispositions ont été prises auprès des professionnels de santé libéraux. Comme dans tous les services d'aide médicale d'urgence (Samu), un exercice pour vérifier leur capacité à accueillir un éventuel cas Ebola a été effectué la semaine passée à Cayenne et à Kourou. Il le sera dans les prochains jours à Saint-Laurent.
Dès qu'une personne se présente avec des symptômes pouvant évoquer la maladie, elle est isolée pour répondre aux questions de quatre experts, notamment sur ses déplacements dans les zones à risque d'épidémie. « Cas possible » , « cas suspect » et « cas confirmé » sont les trois classifications. Un questionnaire établi avec un soignant et un malade, ayant revêtu les combinaisons et masques pour une parfaite isolation. « Il y a eu 500 alertes au niveau national, 18 personnes ont été qualifiées de cas possibles mais aucun n'a été confirmé comme ayant le virus » , souligne le directeur de l'ARS. « Le risque de contamination est faible. Pendant la période d'incubation la personne n'est pas contagieuse. Le virus se transmet par contact direct avec les tissus et les fluides corporels des malades » , souligne le médecin du Samu.
Plus d'infos sur le virus sur : ebola.sante.gouv.fr et les sites de l'Institut national de veille sanitaire, la direction générale de la santé, l'OMS ou l'ARS.
(DR)
•
Édition spéciale : Rétro 2025
Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters