Manif dans l'éducation : rendez-vous dans un mois !
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Manif dans l'éducation : rendez-vous dans un mois !

J-M.K, P.R, A.S-M, H.G.

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300 personnes ont marché ce matin entre le campus Saint-Denis et la préfecture à Cayenne pour réclamer un plan d'urgence pour l'éducation. Profs, encadrants, parents d'élèves mais aussi représentants de la RCT (ex-SMTC), des pompiers et des petites entreprises, ils avaient répondu à l'appel de l'intersyndicale autour de deux grandes revendications : un plan de 330 millions d'euros pour les constructions scolaires et le classement de toute l'académie en REP+ (réseau éducation prioritaire). À l’issue de la manifestation, une délégation a été reçue en préfecture. Le préfet et le recteur se sont dits en accord avec le constat dressé par les syndicats. Ils proposent d'inclure l'éducation dans le plan d'avenir pour la Guyane annoncé par François Hollande lors de sa venue dans le département. Les représentants syndicaux sont ressortis satisfaits des discussions qui ont débouché sur un engagement des services de l'État : des propositions concrètes pour le 15 mai. Elles doivent être élaborées en collaboration avec les présidents du Conseil général et du Conseil régional. Parmi les déceptions de l'intersyndicale, on notera l'absence totale d'élus dans le cortège.

Le rendez-vous était fixé à 7 h 30 ce matin au rond-point du Petit-Monaco. Environ 300 personnes ont marché jusqu'à la Préfecture où une délégation a été reçue. Durant toute la marche, les manifestants ont scandé des slogans réclamant un plan d'investissement massif dans l'Éducation en Guyane. On pouvait notamment entendre : "330 millions pour l'Éducation". Environ 300 personnes ont également marché à Kourou au départ du collège Omeba Tobo. 

La mobilisation massive espérée par les syndicats n'a donc pas eu lieu. Farouk Amri, représentant des conseillers principaux d'éducation au Steg-UTG, espèrait notamment un soutien fort du milieu enseignant. "La majorité des enseignants ont suivi le mouvement de grève même si peu sont venus marché", a-t-il déclaré lors de la marche. 

C'est à un véritable mouvement d'ensemble qu'appellait pourtant l'intersyndicale, « parce que toute la Guyane est concernée » . Les représentants des personnels de l'éducation se disent inquiets pour une jeunesse guyanaise « qu'on a abandonnée » . « Plus de 50% des élèves sortent du système scolaire sans diplôme, souligne Bruno Niederkorn de l'intersyndicale. Il faut redonner aux établissements et aux personnels les moyens de faire de l'éducation et non du gardiennage comme maintenant » .
Un soutien interprofessionnel
L'intersyndicale de l'éducation a reçu le soutien de la CGPME (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises), avec à sa tête Joëlle Prévot-Madère présente ce matin; du syndicat UTG de la Régie Communautaire de Transport (RCT) - auncun bus ne roulait ce matin -, de la police municipale et du service départemental d'incendie et de secours (Sdis). Mais on sait que les pompiers n'ont pas le droit de manifester quand ils sont en service.
« La population sait que nous n'appelons pas à la grève sans raison, souligne Olivier Goudet, secrétaire général adjoint de l'UTG et responsable de la section transport à la régie de la communauté d'agglomération (RCT). Mais là, nous sommes directement concernés car nous subissons souvent des agressions verbales voire physiques » . Et il énumère les faits recensés en 2013 par quelques-uns des 180 salariés de la régie communautaire de transport (RCT) : neuf vols de sacoches de recettes (600 euros par vol en moyenne), neuf jets de projectiles, cinq agressions physiques dont celle subie par un chauffeur qui a failli perdre son oeil, après avoir reçu un coup de poing.
LA CGPME ELLE AUSSI SOLIDAIRE
La CGPME Guyane soutient la revendication d'un véritable projet pour la Guyane. « Le nombre de jeunes est amené à doubler dans les DOM dans les prochaines années. Il progressera sans doute plus vite encore en Guyane, estime t-elle. Si nous ne faisons rien pour donner à ces jeunes une formation et la possibilité d'accéder à l'emploi ici ou ailleurs, la situation deviendra explosive » .
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