Lutter au quotidien pour l’éradication des violences éducatives
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Lutter au quotidien pour l’éradication des violences éducatives

Véronique NORCA

On sait aujourd’hui que les traumatismes de l’enfance ont des répercussions sur la qualité et l’espérance de vie des adultes. Catherine M, co-présidente de l’association « Vers une autre relation adulte/enfant », répond à nos questions. 

 Selon une résolution de l‘Organisation Mondiale de la Santé (OMS) datant de 2016 : « la violence à l’égard des enfants est un problème de santé publique, de droits humains et de société, avec des conséquences potentiellement dévastatrices et coûteuses. Ses effets destructeurs nuisent aux enfants de tous les pays, touchant les familles, les communautés et les nations ». Le 10 juillet 2019 était promulguée, en France, la loi contre les violences éducatives ordinaires. On en retient surtout l’interdiction des violences physiques envers les enfants, mais c’est tout un système de domination de l’adulte sur l’enfant qui est questionné.

Catherine M, infirmière de formation, est la co-présidente de l’association « Vers une autre relation adulte/enfant », qui prône des relations exemptes de violences, en s’appuyant sur la loi de 2019. Grâce à de nombreuses enquêtes épidémiologiques, on sait aujourd’hui que les traumatismes de l’enfance ont des répercussions sur la qualité et l’espérance de vie des adultes. Le docteur Salmona, psychiatre et psychotraumatologue explique que « depuis près de 20 ans de très nombreuses études scientifiques internationales ont démontré que l’exposition précoce à la violence est hautement traumatisante pour les enfants ».

Un traumatisme, si petit soit-il, aura une incidence sur la santé physique et mentale. L’explication scientifique peut être schématisée ainsi : la peur, les humiliations, le stress provoquent la sécrétion