Qu'attendez-vous du nouvel administrateur du pôle, futur président de l'université ?
J'attends qu'il prenne en charge le devenir du Pôle universitaire de la Guyane dans la perspective d'une totale autonomie et indépendance des pôles antillais. Qu'il s'assure de faire vivre des valeurs de collégialité et de responsabilité nécessaires à un sain développement de l'université. Et qu'il soit ambitieux, puisque ce projet porte les ambitions de tout un peuple, celles d'être un outil de développement de tout un pays. Selon vous, quelles doivent être les priorités en matière de formation ?
Il est important de se référer au réel, aux besoins en emplois et en compétences du monde socioprofessionnel. Mais aussi aux besoins de développement et d'exploitation du potentiel de la Guyane : une exploitation raisonnée et durable. La Guyane recèle suffisamment de richesses pour offrir de l'emploi à tous les jeunes de ce pays, à condition de savoir mettre en oeuvre les formations adéquates. Êtes-vous rassuré par le discours de Richard Laganier ?
Il a commencé par dire que l'année universitaire avait été exceptionnelle, parce qu'elle a débouché sur le projet de création de l'Université de la Guyane. Cela, nous l'avons bien reçu. Il a aussi précisé que toutes les décisions concernant le projet qui sera construit, le seront sur la base d'une discussion avec tous les personnels de l'université et avec l'extérieur. Pour l'instant, c'est un esprit qui me semble suffisamment ouvert pour mener à terme le projet pour lequel nous avons combattu. Durant la passation de pouvoir, on a beaucoup entendu parler des organismes de recherche. On sait que l'intersyndicale déplore qu'ils soient trop présents dans le projet de décret. Avez-vous demandé au futur président d'être vigilant sur leur poids au sein l'université ?
Je pense qu'il a compris, au travers de nombreuses questions qui ont été posées, qu'il existait certaines craintes au niveau de la communauté universitaire, dans la mesure où les instances qui seront installées offrent une place non-négligeable aux organismes de recherche. Mais si cela se fait dans un partenariat équilibré et positif en termes de formation et d'implication dans les activités de recherche, je pense que les craintes seront dissipées.
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