Antoine Amaranthe, à gauche, explique à Éric Spitz pourquoi le chantier de réfection de la piste de Rococoua n'a pas commencé (JR)
Jeudi, le maire a accueilli le préfet pour une visite guidée de deux heures en trois étapes : Rococoua, l'école Michel-Lohier et le chantier de la berge gauche du fleuve.
« Vous êtes un espoir pour toutes les femmes de la Guyane » , a déclaré Éric Spitz à Cornélie Sellali Bois-Blanc, jeudi dernier (17 avril). Le préfet de Guyane a ainsi justifié le choix d'Iracoubo pour reprendre sa tournée des communes, commencée il y a neuf mois et interrompue pendant la campagne électorale.
Si Éric Spitz s'est réjoui de la victoire du nouveau maire, il a aussi déclaré : « Le plus dur commence pour vous » , promettant tout de même que la nouvelle équipe municipale serait « accompagnée dans la réussite de ses projets » , car celle-ci « a généré une très forte attente » , qu'il ne faut « pas décevoir » .
Éric Spitz a demandé toutefois que les projets financés par l'État, depuis quatre ou cinq ans, aboutissent enfin à une « réalisation complète » . La première magistrate l'a invité à visiter trois lieux clés de la commune, où les grands travaux en projet ou en chantier relèvent de l'urgence.
ROCOCOUA TOUJOURS AU POINT ZÉRO
Les deux millions d'euros nécessaires à la réfection de la piste de Rococoua sont budgétés. Mais les travaux n'ont toujours pas commencé.
Les riverains vont encore subir une nouvelle saison des pluies qui rendra les déplacements problématiques, notamment pour les élèves partant à l'école ou les agriculteurs se rendant au marché.
Antoine Amaranthe, directeur des services techniques, explique qu'avant de lancer le marché public, il faut obtenir un arrêté d'autorisation au titre de la loi sur l'eau. Son instruction prend un an. Le préfet accepte d'intervenir pour faire réduire ce délai, à condition que le dossier soit complet.
LE CHÂTEAU DE PISE
Le château d'eau qui jouxte l'école maternelle Michel-Lohier penche vers celle-ci. Les parents d'élèves craignent qu'il s'effondre un jour. C'est déjà arrivé à Bellevue dans le passé. En outre, la contenance du château d'eau (150 m3) est insuffisante pour constituer une réserve incendie.
Trois solutions sont à l'étude : le détruire et en construire un plus gros à l'est de la commune, déplacer l'école, ou le consolider. La première option, d'un coût de 2,5 millions, est jugée trop chère par Éric Spitz. Sonia Francius, directrice de la Jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, n'est pas favorable à la seconde. Elle estime que l'école est idéalement placée, au coeur du bourg. Pour le préfet, la troisième solution est la plus sage. Elle nécessite des études, estimées à 25 000 euros. Antoine Amaranthe craint que le renforcement coûte lui aussi très cher.
UN CHANTIER VASEUX
L'aménagement de la berge gauche du fleuve Iracoubo était un projet phare de l'ancien maire Daniel Mangal. Il s'est embourbé. Le chantier a débuté en juillet 2013. Or l'étude préalable avait été mal faite : le sol s'est révélé plus instable que prévu à cause de la vase. Il a fallu enlever beaucoup de terre vaseuse pour la remplacer par de la latérite et des roches. Ce qui a entraîné une majoration du coût initial et un allongement de la durée des travaux. Maintenant, de nouvelles « études disent que c'est bon » , d'après Antoine Amaranthe. L'aménagement devrait donc être achevé dans cinq mois.
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