Le long chemin de la réussite scolaire
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes

Le long chemin de la réussite scolaire

A. S.-M.
Avant de signer le contrat HQE, la ministre a visité l'école Gaëtan-Hermine en pleine activité périscolaire (Henri Griffit)
Avant de signer le contrat HQE, la ministre a visité l'école Gaëtan-Hermine en pleine activité périscolaire (Henri Griffit)

La ministre déléguée à la Réussite éducative, George Pau-Langevin, a passé la journée d'hier entre Kourou et Cayenne, de la prévention du décrochage scolaire à la promotion de l'excellence.

Durant son court passage en Guyane, la ministre déléguée à la Réussite éducative a voulu afficher ses ambitions pour la Guyane.
La principale, annoncée comme un défi : « Réduire l'écart de niveau entre la Guyane et la métropole » . Le département est d'ailleurs le premier à avoir signé un contrat HQE pour « Haute Qualité Éducative » . C'était hier après-midi à l'école Gaëtan-Hermine à Cayenne.
Ce contrat, qui engage trois ministères (Outre-mer, Éducation nationale et Réussite éducative), affiche des objectifs ambitieux comme la scolarisation des enfants de moins de trois ans, le renforcement de l'éducation prioritaire, l'amélioration de la restauration scolaire ou encore l'accompagnement renforcé pour les enfants dont le français est une langue seconde. « On peut faire des choses sans les écrire noir sur blanc, mais lorsque c'est écrit, les engagements sont pris et signés » , commentait la ministre.
Une manière de dire que ce document n'est pas qu'un recueil de bonnes intentions mais plutôt un programme d'actions qui devront être respectées. L'académie en aura-t-elle les moyens ? L'avenir le dira.
EN ATTENDANT LES CANTINES
Plus tôt dans la journée, George Pau-Langevin participait au rectorat à la présentation du projet « collation pour tous » . Il s'adresse aux enfants de la maternelle au lycée qui ne bénéficient pas de service de cantine. Et ils sont nombreux. Pour exemple, seuls 13% des collégiens guyanais sont demi-pensionnaires contre 71% dans l'hexagone. Pire, de nombreux élèves arrivent le matin à l'école le ventre vide. Le principe est donc de proposer un « minimenu » en cours de matinée avec laitage, sandwich, fruit et boisson pour un tarif de trois euros maximum financé essentiellement par la Caf et les collectivités.
Les parents ne paieraient que quelques centimes. Un fonds spécial a été attribué par l'État, il s'élève à près de 500 000 euros.
La FSU s'inquiète des non-constructions
La fédération syndicale unitaire a profité de la venue de la ministre pour l'interpeller sur les besoins de constructions scolaires. « On a déjà du mal à scolariser tout le monde et la population va doubler en 20 ans » , prévient Christophe Bouchy, secrétaire départemental de la FSU. « D'ici 20 ans, il faudra 156 écoles, 31 collèges et 11 lycées supplémentaires! Les collectivités n'ont pas les moyens. » Pour la FSU, aucune solution miracle n'existe, la seule possibilité est de faire appel à la solidarité nationale, c'est-à-dire demander à l'État de mettre la main au portefeuille.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger