Christian Meurin, directeur de l'ARS, annonce un renforcement de la lutte contre le chikungunya (TF)
Deux cas de chikungunya ont été diagnostiqués à Kourou. Il s'agit des premiers patients ayant contracté le virus dans le département, contrairement au cinq cas précédents qui étaient « importés » des Antilles.
Pour la première fois depuis que le virus du chikungunya est apparu à Saint-Martin, en novembre, deux cas dit « autochtones » ont été diagnostiqués en Guyane. Il s'agit de deux Kourouciens qui, s'ils ne se fréquentent pas, habitent le même quartier. Jusqu'à présent, les cinq précédents cas confirmés de chikungunya dans le département étaient des personnes qui avaient contracté le virus lors d'un séjour aux Antilles. Depuis hier, l'Agence régionale de santé est en alerte.
Tandis que l'épidémie continue de progresser aux Antilles (2 000 cas évocateurs en Martinique, 1 500 à Saint-Martin, 1 100 en Guadeloupe), le chikungunya commence donc son implantation en Guyane. En effet, les deux personnes touchées à Kourou n'ont pas voyagé récemment. C'est donc bien dans leur environnement direct qu'elles ont contracté le virus. « Leur état de santé n'est pas inquiétant et elles sont soignées à domicile, rassure le directeur de l'ARS, Christian Meurin. Mais on ne peut pas déterminer l'origine du virus. » La seule certitude est que les deux « jeunes adultes » ont été piqués par le moustique aedes aegypti, vecteur du chikungunya et... de la dengue.
Kourou est justement la ville qui a été la plus atteinte par l'épidémie de dengue qui a sévit en Guyane en 2013. Une raison de plus pour l'ARS, le Conseil général et la mairie de lancer une opération « coup de poing propreté » de grande ampleur. « L'objectif est d'éliminer tous les gîtes larvaires potentiels, explique Christian Meurin. Une intervention va être menée dans toutes les maisons des quartiers touchés. » C'est la raison pour laquelle l'école Michel-Loyer a été évacuée dans le courant de la matinée d'hier.
Parallèlement, AlainTien-Liong, président du Conseil général, a d'ores et déjà averti l'ensemble des maires afin que ceux-ci se préparent à un renforcement de la lutte vectorielle dans leur commune. « Une intervention rapide permet d'éviter une transmission secondaire du virus, insiste le directeur de l'ARS. Notre objectif reste le même, retarder et contenir les foyers épidémiques. »
Pour mémoire, les mesures de précaution destinées à se prémunir contre le « chik » sont identiques à celles contre la dengue. Éliminer les eaux stagnantes ainsi que tout gîte larvaire potentiel, utiliser moustiquaires et répulsifs.
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