L'Aedes aegypti, le moustique vecteur de la dengue (DR)
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Si les cas de dengue biologiquement confirmés sont en nette diminution depuis le mois de mars, le nombre de diagnostics positifs sur l'Île de Cayenne reste supérieur aux chiffres habituellement observés en cette période.
Trente semaines se sont écoulées depuis le début de l'épidémie de dengue dans le département. Jeudi dernier, la Cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire) a publié son dernier rapport. Un document qui montre un recul progressif du nombre des cas biologiquement confirmés depuis le mois de mars, point culminant de l'épidémie. En revanche, le nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de dengue diagnostiqués sur l'Île de Cayenne se maintient à des niveaux supérieurs aux valeurs généralement observées en cette période.
Dans les cabinets de médecine de ville et dans les centres ou postes de santé, le nombre de consultations pour suspicion de dengue est estimé à 167 en juillet. Depuis le début de l'épidémie, fin décembre, 7 401 cas « évocateurs » ont été recensés. L'Île de Cayenne reste actuellement le seul secteur où le nombre de cas se maintient à des niveaux élevés. Depuis la mi-juin, cette zone du département regroupe environ 90% des cas estimés pour l'ensemble du département. Il en va de même pour les patients pour lesquels la dengue a été biologiquement confirmée.
De fait, le nombre de cas hebdomadaires identifiés sur le territoire de l'Île de Cayenne oscille entre 22 et 38 depuis le mois de juin. Ce qui représente environ 60% des personnes atteintes dans tout le département. Une tendance à laquelle les autres secteurs de la Guyane, selon les dernières données recueillies, échappent. Ainsi, dans les communes de l'ouest guyanais, le nombre hebdomadaire des suspicions de dengue (10), comme celui des cas biologiquement confirmés (5), est resté « faible » , indique le rapport de la Cire. La tendance est encore plus faible sur la zone de Kourou lors des deux dernières semaines du mois de juillet avec deux cas évocateurs et deux confirmés lors des deux dernières semaines de juillet. En revanche, le nombre de personnes hospitalisées dans les trois centres hospitaliers du département (Char, Chog et CMCK) ne sont plus disponibles depuis la deuxième semaine du mois de juin. « Compte tenu de l'arrêt provisoire de la surveillance hospitalière » , précise la Cire. Depuis fin décembre, 89 personnes ont été hospitalisées. Dont 3 pour une dengue sévère hémorragique ou avec syndrome de choc.
Édition spéciale : Rétro 2025
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