La commune anticipe son développement
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ROURA

La commune anticipe son développement

Karin SCHERHAG
La station d'épuration de Roura fonctionne grâce à un système d'algues. Dépolluées, les eaux seront rejetées dans la Gabriel (KS)
La station d'épuration de Roura fonctionne grâce à un système d'algues. Dépolluées, les eaux seront rejetées dans la Gabriel (KS)

L'inauguration d'une station d'épuration dimensionnée pour 1 800 équivalents-habitants, mardi, marque un tournant pour la commune. L'extension du bourg, sur le site de Racamont, ne sera qu'une première étape.

L'eau est décidément au coeur des débats ces jours-ci. Après l'inauguration de l'usine d'eau potable de Matiti, jeudi, c'est au tour de Roura de se jeter à l'eau. Mardi matin, la station d'épuration de la commune a été inaugurée dans le secteur verdoyant de Racamont.
Un système de deux lagunes permettant le traitement des eaux usées pour 1 800 équivalents-habitants (EH). « Un ouvrage assez simple, qui fonctionne sans électricité » , explique Philippe Néron, chef du service assainissement de la Communauté d'agglomération du centre littoral (CACL).
Les eaux sont dépolluées et nettoyées de toutes bactéries grâce au développement d'algues. C'est ce qu'on appelle le lagunage naturel à microphytes. Les eaux traitées sont ensuite rejetées dans la Gabriel, « sans impact environnemental » , assure-t-il.
Cet ouvrage aura coûté la coquette somme de 3 millions d'euros, financés par les fonds Feader (59,4%), la CACL (30,1%), le Conseil général (5,5%), l'État (2,5%) et l'Office de l'eau (2,5%). Les habitations du bourg ne seront pas raccordées à cette station. Trop complexe à cause des terrains en pente.
VERS UN TROISIÈME BASSIN
Mais alors, à qui servira cette double lagune ? Aux habitants de Dacca et surtout aux futurs Rouranais, qui emménageront dans le lotissement Axionnaz et sur le site de Racamont, extension du bourg actuel. Il est déjà prévu que 110 hectares soient dégagés pour la construction de logements, mais aussi d'une plaine de jeux, d'un collège, d'un centre de secours et d'incendie et d'un groupe scolaire. « On anticipe le développement de la commune » , souligne le maire David Riché.
Une anticipation poussée à l'extrême puisqu'un troisième bassin est même déjà prévu, portant ainsi la capacité de traitement à 2 500 EH.
Inscrite au Plan local d'urbanisme (Plu), l'extension du bourg doit se faire sur une surface totale de 280 hectares (sur le secteur de Howe, plus au sud), avec environ 300 logements supplémentaires et de nombreux équipements. On parle même d'un hôtel, d'une zone d'activités, d'un Ehpad ou... d'une église! « L'église du bourg est devenue trop petite, commente David Riché. C'est là que j'ai été baptisé alors forcément... (sourire). On fait des projets, on met des terrains à disposition mais rien n'est encore fait. On se projette pour les cinq ou six prochaines années » , précise le maire.

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