Les deux heures de discussion avec les représentants du rectorat hier, n'ont pas empêché une reconduction de grève (RF)
L'ensemble du personnel enseignant et administratif du collège Réeberg-Néron s'est lancé, depuis hier matin, dans un mouvement de grève qui devrait durer au moins jusqu'à demain vendredi.
Ras-le-bol général au collège Réeberg-Néron. Hier matin, enseignants et administratifs ont entame, a l'unanimité, une grève qui devrait durer jusqu'à demain soir. Souffrance au travail, insécurité chronique, manque de personnel, défaillances du principal... le personnel dénonce une série de dysfonctionnements. « Mais la goutte d'eau qui a fait déborder le vase ce sont ces tags nous insultant et les excréments trouvés dans le couloir (découverts mardi, ndlr) » , explique l'un des professeurs, Jean-Noël Nestile. Une situation « qui dure depuis des années » surenchérit le Steg-UTG, malgré nombre de courriers remontés au rectorat.
RENCONTRE AVEC ALAIN TIEN-UONG VENDREDI
Hier matin, la directrice académique adjointe, Annick Baillou, s'est réunie avec le personnel gréviste. « Les propositions ont été creuses » rétorque le personnel. Le rectorat, qui n'a souhaité s'exprimer que par voie de communiqué, assure que « toutes les difficultés ont été identifiées (et que) des propositions concrètes ont été faites. Certaines seront effectives dès (aujourd'hui) » , sans détailler lesquelles.
Demain, 11 heures, le président du conseil général les rencontrera à son tour, pour discuter de la sécurisation de l'établissement. À commencer par les trous dans les clôtures, par lesquels entrent et sortent les élèves.
REMONTÉS CONTRE LA DIRECTION
L'insecurité. L'un des points criant qui a motivé le débrayage. « Un de mes élèves a eu un couteau sous la gorge récemment! C'est l'angoisse avant d'arriver au collège tous les jours, pour nous et pour eux » , témoigne anonymement un professeur. Introduction de couteaux, graffitis insultants, vols et vandalisme deviennent monnaie courante. Nombre de « bons » élèves sont déscolarisés par des parents qui ont peur.
Une phrase revient en boucle : « Le principal (1) n'assure pas le pilotage. » Des dysfonctionnements organisationnels au « blocage » de projets pédagogiques proposés par le corps enseignant. Les grévistes dénoncent par ailleurs l'absence de communication. « Après ces incivilités on n'a jamais de retour d'information. Et non plus de sanctions. » Les courriers rappelant les élèves à l'ordre, les sollicitations aux gendarmes, sont souvent à l'initiative des professeurs. Une version confirmée par le président de l'association de parents d'élèves, Olivier Briais.
(1) Le principal de l'établissement, en arrêt maladie à la veille de la grève, n'a pu s'exprimer et sa principale adjointe n'a pas souhaité réagir.
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