Education nationale : la suppression des 4000 postes d'enseignants revue
Le niveau d'exigence du brevet sera renforcé par la suppression des correctifs académiques.
La ministre de l'Éducation nationale, Élisabeth Borne, a annoncé de nouvelles mesures pour le collège et le brevet, ainsi que des moyens supplémentaires pour favoriser la réussite des élèves.
Les groupes de besoins en classes de 6e et 5e seront maintenus, avec une évaluation de leur efficacité prévue en juin. Pour les classes de 4e et 3e, des dispositifs d’approfondissement seront élaborés au sein des établissements afin de soutenir les élèves.
Concernant le diplôme national du brevet, il ne sera pas obligatoire pour le passage en seconde, une mesure initialement envisagée par le précédent gouvernement. Toutefois, le niveau d'exigence du brevet sera renforcé par la suppression des correctifs académiques et une nouvelle méthode d’évaluation du contrôle continu, basée sur les notes obtenues en classe de 3e dans toutes les disciplines, avec un nouvel équilibre entre contrôle continu (40%) et épreuves terminales (60%).
Le dispositif "prépa-2nde", lancé à la rentrée 2024 dans 95 départements pour accompagner les élèves n'ayant pas obtenu le brevet, sera reconduit pour l’année scolaire 2025-2026 afin d’en évaluer les effets. Par ailleurs, des réflexions seront menées pour mettre en place de nouveaux dispositifs de soutien à l'entrée en seconde.
Dans un contexte de baisse continue du nombre d’élèves, le gouvernement a décidé de rétablir 4 000 postes d’enseignants pour réduire les inégalités entre les élèves et les territoires, notamment en milieu rural. De plus, 2 000 postes d’AESH seront créés, portant à près de 36 000 le nombre total de nouveaux postes depuis 2017.
Les objectifs pour la prochaine rentrée incluent l’amélioration de l’inclusion scolaire, le renforcement de l’apprentissage des savoirs fondamentaux au collège, l'amélioration du climat scolaire et le renforcement des brigades de remplacement.
Les syndicats enseignants ont réagi favorablement à la décision de ne pas rendre le brevet obligatoire pour l'entrée en seconde. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, a qualifié cette mesure de "bonne nouvelle", estimant que l'obligation du brevet aurait constitué un "retour en arrière de près de 50 ans sur la démocratisation scolaire".

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