Le centre hospitalier Andrée-Rosemon est l'unique centre de référence en Guyane pour le virus Ébola (photo d'archives)
Bien que les autorités sanitaires estiment faible le risque d'une contamination au virus Ébola dans le département, tout est fait pour parer à cette éventualité. La Guyane a même connu une première alerte, qui s'est avérée fausse.
Le virus Ébola n'est pas à notre porte. Et les spécialistes estiment que le risque d'une importation en Europe et en France est faible « dès lors que les recommandations en vigueur sont respectées » . Dans son dernier bulletin, l'Institut de veille sanitaire indique que « le risque de survenue dans les Antilles et la Guyane d'un cas importé de fièvre hémorragique par le virus Ébola, contaminé au cours de cette épidémie, est très faible mais ne peut pas être complètement exclu » .
Face à ce constat, la direction générale de la santé a diffusé un message d'alerte rapide aux Agences régionales de santé (ARS) en août puis début septembre sur la façon dont serait gérée la découverte d'un cas importé. Le bulletin énonce les mesures à prendre pour une prise en charge d'un cas suspect. Ainsi, on apprend que tout cas doit faire l'objet d'un appel immédiat au Samu-centre 15. « Ce cas est signalé sans délai à l'ARS pour que son évaluation épidémiologique soit menée afin de la classer ou non en cas possible » , prévient le bulletin qui rappelle que la « létalité peut atteindre 90% » .
UN CAS SUSPECT EN GUYANE
Si l'évaluation épidémiologique s'avère positive, le patient doit être pris en charge par un établissement de santé de référence répondant à des critères stricts comme disposer d'équipements spécifiques. La chambre d'isolement en fait partie. L'hôpital de Cayenne est l'unique établissement de référence en Guyane. Il compte à ce jour une chambre d'isolement située dans le service de réanimation. Avec un sas d'entrée et une pression négative qui permet de confiner l'air dans la pièce, cette chambre permet d'isoler le malade des autres patients et ainsi éviter une propagation du virus. D'autres chambres sont aujourd'hui en préparation dans le service de médecine infectieuse. Il y a quelques semaines, le Char a failli déclencher le protocole spécifique de prise en charge du virus d'Ébola. Une personne revenant d'une zone infectée présentait des symptômes fiévreux, ce qui faisait penser au virus Ébola. Finalement l'alerte était fausse.
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