La rentrée des classes devrait se dérouler sous de meilleurs auspices dans cinq écoles de Cayenne : 150 mètres de barrières de sécurité viennent d'être posés autour de Maximilien-Saba, Samuel-Chambaud, Césaire, Dorville-Léonço et aux Colibris afin de prévenir d'éventuels accidents. Si l'achat de matériel a été financé par le Rotary Club (lire encadré), les travaux ont été réalisés par six jeunes en insertion avec l'association cayennaise Ancrage. Des jeunes de Cayenne, Rémire-Montjoly et Matoury, inscrits depuis le mois de février au centre de formation Ohlicher. En août 2013, l'entreprise lançait un nouveau module dédié aux métiers du bâtiment. « Cette formation comprend trois filières, maçonnerie, peinture et sanitaire, ainsi que des formations complémentaires : charpente, gestion des déchets, travail en hauteur et montage d'échafaudage » , détaille Thierry Legrand, directeur technique du centre de formation. Un cursus complet de 400 heures qui séduirait déjà plusieurs chefs d'entreprise de l'Ile de Cayenne. « J'espère vraiment trouver du travail en sortant » , raconte Samuel Eliacin. Titulaire d'un CAP BTP et d'un bac pro, le benjamin du groupe a enchaîné les stages et les remplacements mais peine à percer. « Avec cette formation, j'apprends des choses que je ne connaissais pas, comme le travail en hauteur. Je suis sûr que ça va m'aider pour la suite. » Jonathan Dizout, « la trentaine » , nourrit lui aussi de grands espoirs : « J'étais carrossier et j'en avais marre de me faire exploiter. Quand on m'a proposé cette formation, j'ai accepté tout de suite. Si je ne trouve pas de contrat en sortant, je m'inscrirai en intérim parce qu'il y a toujours du travail dans cette branche. » Et les stagiaires n'ont pas fini d'apprendre puisque leur formation prendra fin en janvier 2015. Un projet financé par la population
Si les barrières de sécurité sont surmontées d'un panneau du Rotary Club, indiquant que ce dernier « oeuvre pour la protection des enfants de la ville » , l'ancien président de l'association, Pierre Nicolas, tient à préciser que « le financement vient de la population » . C'est grâce à une levée de fonds (comme la vente de billets de tombola) que le Rotary Club a pu réunir les 21 000 euros nécessaires. La Ville de Cayenne, elle, a permis la réalisation des travaux en autorisant la pose de barrières sur la voie publique.
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