Chikungunya : un quatrième cas déclaré
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KOUROU

Chikungunya : un quatrième cas déclaré

Philippe CHAUVIN
Les services de démoustication étaient à pied d'oeuvre, samedi matin quartier Simarabu (PhCh)
Les services de démoustication étaient à pied d'oeuvre, samedi matin quartier Simarabu (PhCh)

Un nouveau cas de chikungunya a été recensé. Ce qui porte à quatre le nombre de patients, dont deux dans la cité spatiale. Les quartiers où vivent les malades ont été démoustiqués.

« Je préfère que les services sanitaires interviennent plutôt que mes enfants ou moi attrapions le chikungunya. » Comme pour l'ensemble des habitants du quartier Simarabu de Kourou, Lara Creuzot a volontiers ouvert sa porte aux services de la démoustication et des actions sanitaires du conseil général. L'opération annoncée par affichage dans les cages d'escaliers concernées a bien eu lieu, samedi matin, de 9 heures à 10 h 30 dans les immeubles contigus à l'école Émile-Nezes, elle-même évacuée la veille. Des affiches qui rappelaient les conditions de l'intervention avant : retirez obligatoirement les cages à oiseaux et les animaux domestiques ; rangez les jouets des enfants ; protégez les aquariums et arrêtez les pompes à air ; protégez les aliments et les ustensiles de cuisine dans les placards ; protégez les appareils électroniques avec des housses ou des toiles et après l'intervention : changez l'eau des abreuvoirs des animaux ; tous les ustensiles qui n'ont pas pu être protégés doivent être lavés après l'intervention ; n'ouvrez portes et fenêtres demi-heure après l'intervention ; aérez pendant deux heures avant de retourner à l'intérieur.
MESSAGES AUDIO À L'AÉROPORT
C'est, au moment où les intervenants allaient ranger leur matériel qu'un deuxième cas de chikungunya était confirmé sur la commune de Kourou, du côté du square Kikiwis. Une femme, revenant elle aussi de Martinique (lire notre édition de ce week-end), venait d'être hospitalisée au centre médical et chirurgical de Kourou (CMCK). Direction les abords du lycée Monerville donc pour les démousticateurs. Sandrine Chantilly, la directrice des services de démoustication et des actions sanitaires du conseil général, voulait se montrer combative : « Il faut bien indiquer à la population qu'à ce jour la Guyane est indemne de transmission locale du chikungunya et nous pouvons le rester. » La conjugaison de la réactivité des services concernés : conseil général, préfecture, rectorat « mais surtout la compréhension active de la population » peut encore éviter l'épidémie.
Pour l'instant, à l'aéroport Félix-Éboué, des messages audio invitent les voyageurs en provenance des Antilles à contacter un médecin en cas de fièvre. Dans Kourou, les camions de démoustication continuent inlassablement leur travail de sape. « Nous allons bien sûr concentrer nos moyens sur les quartiers déjà touchés » , précise Eugène Jason, le responsable de l'antenne des services du conseil général.

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