Chikungunya : restons vigilants
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Chikungunya : restons vigilants

Stéphanie BOUILLAGUET
Pour éviter la propagation du chikungunya, il est conseillé de se protéger contre les piqûres de moustiques, notamment en dormant sous une moustiquaire (photo d'archives)
Pour éviter la propagation du chikungunya, il est conseillé de se protéger contre les piqûres de moustiques, notamment en dormant sous une moustiquaire (photo d'archives)

Le virus circule toujours sur le littoral guyanais. Kourou reste la commune la plus touchée.

Unis pour lutter contre le virus. Hier, l'Agence régionale de santé (ARS) et le service de démoustication du conseil général ont fait le point sur le chikungunya en Guyane. On compte actuellement 35 cas dans le département, dont 24 à Kourou (lire ci-contre). « Des chiffres faussement rassurants » , indique Christian Meurin, directeur de l'Agence régionale de santé. Car si la circulation du virus a pu être contenue jusqu'à aujourd'hui, il ne faut pas relâcher les efforts. Surtout à l'approche de la saison des pluies.
KOUROU : 17 AGENTS MOBILISÉS
A Kourou, les cas sont concentrés dans les quartiers 205-Gon-folo-Balata. Le conseil général a décidé de mettre les bouchées doubles en organisant des opérations coup-de-poing. Le 19 mars, dix-sept agents ont ratissé le secteur pour détruire systématiquement les gîtes larvaires. « Les habitants nous voient passer trois, quatre, cinq fois [...]. Ils prennent conscience qu'ils doivent eux aussi lutter contre les gîtes larvaires » , précise Sandrine Chantilly, directrice du service démoustication et actions sanitaires au conseil général. Ces opérations semblent porter leurs fruits : le dernier cas de chikungunya recensé dans ce secteur date d'il y a dix jours. Néanmoins, les autorités sanitaires sont bien conscientes que le facteur météo entre en jeu. Et que le retour de la pluie risque d'aggraver la situation. « Il ne faut pas relâcher la vigilance, et même redoubler d'efforts » , insiste le directeur de l'ARS. Détruire les gîtes larvaires chez soi, se protéger contre les piqûres de moustiques, et surtout, ne plus se faire piquer si l'on est infecté. Autant de gestes qui éviteront la propagation du virus dans le département.
Comment s'organise la lutte ?
Une personne se réveille un matin avec une forte fièvre et des douleurs aux articulations (notamment aux poignets et aux chevilles). Elle se rend chez son médecin qui, après examen médical, soupçonne le chikungunya. En attendant la confirmation - par prise de sang- le médecin signale le cas. « Dans la demi-journée » , les services de démoustication du conseil général se rendent à proximité du domicile de la personne infectée, et traitent les lieux En cas de foyer épidémique (pour l'instant il n'y en a qu'un seul à Kourou), des opérations de plus grand ampleur sont mises en oeuvre.
EN CHIFFRES...
- Guyane. 35 cas confirmés : 23 cas autochtones, 11 cas importés (des Antilles).
Dans le détail, Kourou : 24 cas (dont 4 importés) ; Cayenne : 5 cas (dont 3 importés) ; Rémire-Montjoly : 3 cas (dont 2 importés) ; Matoury : 2 cas importés ; Macouria : 1 cas autochtone.)
- Martinique. 9 340 cas évocateurs, 1207 cas confirmés, 2 décès.
- Saint-Martin. 2 750 cas évocateurs, 784 cas confirmés, 3 décès.
- Guadeloupe. 2 270 cas évocateurs, 734 cas confirmés.
- Saint-Barthélémy. 435 cas évocateurs, 134 cas confirmés.
- Brésil et Suriname. Aucun cas n'a été signalé.

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