Chikungunya : Antoinette redoute une épidémie nationale
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Chikungunya : Antoinette redoute une épidémie nationale

K.A. / F.X.G.

Le sénateur guyanais tire la sonnette d'alarme, estimant que si on ne protège pas correctement les territoires déjà touchés, le chikungunya pourra se propager à l'ensemble de l'Hexagone en raison de la mobilité de la population pendant les vacances.

. Dans le journal La Croix de mardi dernier, le sénateur Jean-Étienne Antoinette jette un pavé dans la mare... à moustiques. « Depuis plus de six mois, le virus du chikungunya s'est introduit dans la zone Caraïbe, poursuivant progressivement sa route vers l'Amérique du sud » , entame l'ancien maire de Kourou. Et il prévient que cette progression n'est pas arrêtée : « Dix-huit départements de France métropolitaine sont actuellement colonisés par ce vecteur. » Pour le parlementaire, si le chikungunya revient en France via les départements français d'Amérique, « se pose la question des moyens enclenchés dans la gestion de cette problématique sanitaire » . Et même s'il reconnaît que « de nombreuses actions sont mises en oeuvre » , il estime que « cette maladie progresse, plus ou moins rapidement selon les territoires. Plus de 5 000 nouveaux cas par semaine sont actuellement recensés aux Antilles et environ 30 par semaine en Guyane » . « Sommes-nous prêts ? » questionne Jean-Étienne Antoinette, estimant qu'avec la mobilité des populations entre la Guyane, les Antilles et la France pour les grandes vacances, « nous devons nous interroger » .
ENJEUX INCONTOURNABLES
« Il est temps, reprend le parlementaire, qu'une incitation claire en direction des industries pharmaceutiques intervienne pour développer urgemment des traitements ou des vaccins dans la lutte contre ces maladies vectorielles, qui petit à petit deviennent des enjeux sanitaires incontournables » , explique-t-il. Le sénateur va même se montrer bien plus menaçant : « Protéger les régions actuellement touchées en Outre-mer, c'est également prévenir et protéger la France hexagonale de l'expansion d'une problématique de santé publique que nous devons désormais traiter comme un risque épidémique national. »
Hier, la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé la volonté du gouvernement de renforcer les actions de prévention et de protection. Et pour cause, « c'est une épidémie de grande ampleur qui n'a pas encore atteint son pic » , a prévenu la ministre. Des actions qui touchent principalement la Martinique et la Guadeloupe.

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