Sandrine Chantilly, du conseil général, Christian Meurin, de l'ARS et Xavier Luquet de la préfecture, hier, lors de la conférence de presse (SR)
Sept nouveaux cas du virus ont été diagnostiqués mardi soir. Parmi eux, cinq cas sont autochtones et sont tous localisés à Kourou.
Sept nouveaux cas de chikungunya ont été diagnostiqués en Guyane, mardi soir, a révélé hier l'agence régionale de santé (ARS). Sur ces sept patients, deux ont contracté le virus aux Antilles et constituent donc des cas importés. Ils résident à Matoury. Les cinq autres malades ont été infectés en Guyane, plus précisément dans la Cité des 205 à Kourou. Il s'agit de cas dits « autochtones » .
Le tout premier cas de chikungunya avait été signalé à Kourou le 15 décembre. Il s'agissait d'un cas importé. Les premiers patients qui ont contracté le virus dans le département ont été signalés les 13 et 14 février. Avec ces cinq nouveaux cas apparus mardi, la Guyane totalise sept personnes qui ont été infectées ici. Et elles sont toutes domiciliées dans ce même quartier de la cité spatiale. « Elles vivent côte à côte, dans un rayon de 100 mètres » , précise Sandrine Chantilly, responsable de la démoustication au conseil général.
« CHAÎNON MANQUANT »
Pour le moment, les pouvoirs publics ignorent le point de départ de l'infection. « Il y a un chaînon manquant qui ne permet pas de savoir qui a contaminé les Kourouciens » , explique le directeur de cabinet du préfet, Xavier Luquet. L'hypothèse retenue est une personne qui serait venues des Antilles « qui ne se serait pas signalée et qui aurait contaminé tout le quartier » .
La propagation du virus est rendue possible par la mobilité des personnes, pas par le moustique. « L'aedes aegypti ne se déplace pas tellement, c'est un moustique sédentaire » , détaille Sandrine Chantilly. De là découle le message que l'ARS et la préfecture veulent faire passer. « Il est important que les personnes malades ne sortent pas de chez elles, même si elles vont mieux » , déclare Xavier Luquet. Sandrine Chantilly aimerait « qu'en Guyane, on prenne le réflexe, dès qu'on a de la fièvre, de se soustraire aux piqûres de moustique pour protéger le reste de la population » .
La Guyane est pour le moment en phase II. Ce qui signifie que la maladie circule modérément. La phase I est qualifiée de pré-épidémique. Pour le directeur de l'ARS, Christian Meurin, il faut faire son maximum pour entrer en phase III, la phase épidémique, le plus tard possible. « Pour ce faire, il faut casser la chaîne de transmission. »
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