« Y a-t-il trop de césariennes en Guyane ?
» , demandions-nous dans notre édition du 29 novembre. Pour réduire
les dépenses de santé, le gouvernement a annoncé en octobre sa
volonté de traquer les actes médicaux injustifiés. À cette
occasion, plusieurs données ont été remises en lumière, et
notamment ce chiffre, issu du premier « Atlas français des
variations de pratiques médicales » : en 2014, près d'un quart des
femmes enceintes qui résidaient en Guyane avait fini par accoucher
par césarienne (sur le territoire ou en dehors). Contre moins d'une
maman sur cinq au niveau national.
Au-delà des coûts pour l'assurance-maladie,
cette opération n'est ni anodine, ni répétible ad vitam aeternam. «
Au bout de trois césariennes, on ne peut plus en faire sans risquer
une rupture utérine » , souligne le Dr François Lacapère, médecin
inspecteur de santé publique à...
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