Le Schéma d'aménagement régional, piloté par la Région, fixe les grandes orientations en matière d'aménagement pour ces vingt prochaines années. Le public est invité à donner son avis.
Ce document de 400 pages a été élaboré depuis deux ans par les acteurs politiques, économiques et associatifs sur l'ensemble du territoire. Aujourd'hui, c'est à la population de donner son avis. À partir de lundi et jusqu'au 24 novembre, tout le monde peut consulter ce document en mairie, à la cité administrative régionale ou sur internet (www.cr-guyane.fr), et faire des propositions. Le commissaire enquêteur fera une synthèse de l'ensemble des remarques, qui seront intégrées au document. Le Schéma d'aménagement régional (Sar) sera ensuite soumis aux élus de la Région en assemblée plénière (1er trimestre 2015) avant d'être approuvé par décret par le Conseil d'Etat.
DES ZONES DÉFINIES
Le Schéma d'aménagement régional définit notamment la vocation de zones sur l'ensemble du territoire : les surfaces réservées à l'agriculture, aux activités économiques, les zones protégées... Il s'impose à d'autres documents de « rang inférieur » , tels que les Plans locaux d'urbanisme (PLU) élaborés par les communes : ces derniers doivent être compatibles avec ses prescriptions. « Le Sar définit des grandes orientations, mais laisse aux communes la définition de zones plus fines » , confirme Isabelle Patient, conseillère régionale. Le Schéma d'orientation minière (Sdom) s'impose par contre au Sar.
Le Schéma d'aménagement régional prévoit par exemple que 200 000 hectares seront ouverts à l'agriculture, « dans l'objectif d'arriver à l'autosuffisance alimentaire » , et projette une route d'Apatou à Maripasoula ainsi qu'une route de l'intérieur Bélizon-Saül-Maripasoula. De manière générale, « tout le réseau routier existant doit être renforcé » , avec notamment « l'aménagement de la RN1 jusqu'à Kourou » .
L'ambition de ce schéma d'aménagement est « le rééquilibrage complet entre l'intérieur et le littoral en termes d'accès aux services publics et aux infrastructures » , précise Isabelle Patient.
Après son adoption, une commission de suivi et d'évaluation sera créée. « C'est aux acteurs de faire vivre le Sar » , insiste Laurent Labarthe, chef du département de la planification à la Région. Afin que les projets portés par le Sar se concrétisent.
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