Rivel Koussikana, 20 ans, a péri le 24 juillet dans le crash du vol AH5017 entre Ougadougou et Alger (DR)
Le 24 juillet, le jeune Rivel Koussikana a perdu la vie dans le crash du vol AH5017 entre Ouagadougou et Alger. Depuis, ses parents vivent une longue et douloureuse attente.
Plus de deux semaines après le décès de leur fils, les parents de Rivel Koussikana demeurent dans l'attente. De précisions quant aux circonstances exactes de l'accident du vol AH5017 qui, le 24 juillet, s'est écrasé entre Ougadougou (Burkina Faso) et Alger, mais aussi et surtout, du rapatriement de la dépouille de leur fils Rivel, mort dans le crash. Une attente à la fois longue et douloureuse, que la famille endeuillée s'efforce de surmonter dans la dignité.
Dans leur maison de Rémire-Montjoly, les parents de Rivel prennent soin de souligner l'importance des soutiens dont ils bénéficient depuis l'annonce de l'accident. « Les amis, la population, on a reçu un grand soutien, assure Guénéba Koussikana. Vendredi, beaucoup d'amis sont venus à l'église pour la grande messe de requiem. Dans de pareils moments, c'est important. » Les parents n'attendent désormais plus qu'une chose : qu'on leur remette le corps leur fils.
« On ne sait pas dans combien de temps on aura les restes de notre fils, explique M. Koussikana. Ça et l'attente, c'est ce qui est dur. »
L'ensemble des familles des 116 victimes doivent patienter jusqu'à la fin de l'enquête en cours, réalisée par le Bureau d'enquête et d'analyse. Elles doivent aussi attendre les résultats des analyses pratiquées par des experts de l'Institut de recherche criminel de la gendarmerie. Celles-ci ayant pour but d'identifier les restes des corps découverts sur le site du crash.
PAS DE NOUVELLES AVANT SEPTEMBRE
S'ils sont désormais en contact direct avec un coordonateur « nommé par le président de la République » afin d'informer les familles des victimes, les parents de Rivel ne devraient pas recevoir de nouvelles supplémentaires « avant le mois de septembre » . Ils peuvent toutefois joindre le coordonateur lorsqu'ils le souhaitent. « Quand on a des questions, on peut appeler, ils sont disponibles, confirme Mme Koussikana. Nous avons aussi été contactés par une association qui s'occupe des familles endeuillées quand nous étions à Paris mais nous n'avons plus de contact depuis notre retour. »
L'idée de créer une association réunissant l'ensemble des familles a traversé leur esprit. « Au Burkina, elle existe déjà » , soupire Guénéba Koussikana. Une maman qui porte également le deuil de la famille de son frère. En effet, celui-ci voyageait avec Rivel, en compagnie de son épouse et de ses quatre enfants. Tous ont péri dans le crash.
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