Tamara Tezzele, le spatial au quotidien
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Tamara Tezzele, le spatial au quotidien

Kerwin ALCIDE
Les salles blanches, un lieu que fréquente très souvent la jeune Guyanaise (Cnes)
Les salles blanches, un lieu que fréquente très souvent la jeune Guyanaise (Cnes)

Tamara Tezzele, 26 ans, a intégré le centre spatial guyanais à la fin de l'année dernière, au terme de ses études à Toulouse. La jeune Guyanaise accompagne les clients dans la préparation des satellites.

A l'approche du lancement (1), Tamara Tezzele, ingénieur opérationnel satellite, n'a pas une minute à perdre. Cette jeune Guyanaise passe son temps entre les réunions et les ensembles de préparation des charges utiles, là où les satellites sont préparés en vue de leur lancement. « Je suis au service des clients » , prévient-elle. Les premiers contacts, avec ces clients, ont généralement lieu au moins un an avant le lancement. Puis les discussions s'intensifient « deux à trois mois » avant l'arrivée du satellite en Guyane. Et durent tout au long de la campagne. En tant que responsable moyens charges utiles (RMCU), adjoint du directeur des opérateurs, Tamara Tezzele coordonne les opérations de préparation des satellites. « Nous devons anticiper les besoins des clients » , confie-t-elle et faire en sorte qu'ils aient tout ce dont ils ont besoin.
Arrivée au centre spatial guyanais à la fin de l'année dernière, la jeune fille a déjà bouclé plusieurs campagnes et se plaît dans ce rôle de coordination « entre le bureau et le terrain » . Le spatial est devenu aujourd'hui son quotidien. « J'ai toujours aimé ce domaine, concède-t-elle. J'en avais envie mais ce n'était pas une obsession. » Elle reconnaît que le spatial intéresse de plus en plus de jeunes Guyanais.
« JE VEUX RESTER AU CNES »
Après ses classes à Cacao, là où elle est venue au monde, Tamara Tezzele a poursuivi ses études à l'externat Saint-Joseph avant de s'envoler pour Toulouse avec son bac en poche. L'objectif, confie la jeune fille, était de devenir ingénieur. Elle s'empresse d'ajouter : « On peut changer d'avis à 18 ans. » Mais au lieu de changer d'avis, elle persiste, optant même pour une spécialisation au terme de son cursus initial. « Je ne me sentais pas prête à travailler » , admet-elle, entamant ainsi une spécialisation dans les structures aéronautiques et spatiales. Diplôme en poche, elle ambitionne de voyager de par le monde avant de rentrer définitivement en Guyane. Pourtant, c'est en Guyane qu'elle pose ses valises quelques semaines après avoir terminé ses études, plus précisément au centre spatial guyanais. « Les voyages, ce sera pour les vacances » , plaisante-t-elle.
À bientôt 27 ans, Tamara Tezzele continue à faire ses preuves, un oeil sur l'avenir. « Une vaste question » , lance-t-elle dans un autre sourire. « Je veux rester au Cnes » , affirme la jeune Guyanaise qui souhaite découvrir les autres sites tout en évoluant dans son métier.
(1) Lancement d'Ariane demain jeudi, à 18 h 21.

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