Soyouz confirme sa fiabilité
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Soyouz confirme sa fiabilité

Kerwin ALCIDE
Le lanceur russe s'est envolé peu après 18 heures de la savane de Sinnamary. Il a mis sur orbite le satellite d'observation de la Terre Sentinel-1A (service optique CSG)
Le lanceur russe s'est envolé peu après 18 heures de la savane de Sinnamary. Il a mis sur orbite le satellite d'observation de la Terre Sentinel-1A (service optique CSG)

Arianespace a mis sur orbite hier en fin d'après-midi le premier élément de la constellation Copernicus, qui comprend six satellites d'observation de la Terre. Sentinel-1A fournira des images notamment en cas de catastrophe naturelle.

Un silence de cathédrale alors que les secondes s'égrènent sur le grand écran de la salle Jupiter. Tous, surtout les clients, attendent avec impatience la confirmation de Joël Egalgi, directeur des opérations pour ce premier lancement de Soyouz de l'année. Alors que la séparation devait intervenir vingt-trois minutes après le décollage, l'information de la confirmation de la séparation du satellite Sentinel-1A tarde. La tension est palpable. Ce n'est que trois minutes après l'heure prévue que Joël Egalgi brise le silence, une annonce accueillie par des applaudissements.
Alors que beaucoup de satellites se mettent en route dès le décollage, Sentinel-1A devait s'allumer seulement après la séparation. Il a donc fallu un certain temps avant que l'information ne passe sur l'ensemble des circuits d'approbation, y compris par la Russie. « Un lancement n'est jamais une routine » , a rappelé Jean-Jacques Dordain, directeur général de l'Agence spatiale européenne (Esa). Il s'est félicité de la mise en orbite de Sentinel-1A, satellite d'observation de la Terre.
Il s'agit du premier d'une famille de six membres. Chacun devra s'occuper d'un domaine spécifique. La tâche de Sentinel-1A consiste à observer la Terre, jour et nuit et même à travers des nuages, afin d'offrir des données précises en cas de catastrophes naturelles. Il participera à l'amélioration de la navigation maritime. Les images fournies sont d'une résolution sans précédent.
TROIS LANCEMENTS EN SIX SEMAINES POUR ARIANESPACE
Une fois de plus, le lanceur russe Soyouz a démontré sa grande fiabilité, même s'il fallait se protéger les yeux pour tenter de le voir s'élever dans le ciel guyanais. Stéphane Israël, président-directeur général d'Arianespace, a d'ailleurs salué cette nouvelle performance évoquant la « grande qualité et la grande ponctualité » de ce lanceur. Arianespace a déjà commandé sept nouveaux lanceurs aux Russes.
Stéphane Israël, qui s'apprête à boucler sa première année à la tête d'Arianespace, estime qu'il faut être ambitieux. Il donne d'ailleurs rendez-vous dès le 28 avril pour le prochain lancement. Avec trois lancements en l'espace de six semaines, Arianespace pourra ainsi rattraper le retard occasionné par un mois de janvier sans lancement. Et c'est à ce rythme-là que la société parviendra à atteindre son objectif de douze lancements cette année. Fin avril, c'est Vega qui entrera en jeu pour son troisième lancement depuis la Guyane.

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