Les stations ouvertes jusqu'à ce que les cuves soient vides ?
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
Carburants

Les stations ouvertes jusqu'à ce que les cuves soient vides ?

P.R.

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

© Henri GRIFFIT

À 18 heures, les pétroliers Sol, Rubi (Vito) et Total - grossistes et distributeurs de carburants - déclaraient n'avoir toujours pas décidé s'ils allaient ravitailler ou non les stations demain jeudi. "La décision est prise en métropole, on attend les instructions", nous a-t'on répondu chez Total.

Difficile d'y voir clair. Mardi midi, l'Intersyndicale des gérants* de stations-service, annonce la fermeture des pompes des quatre Dom, à la sortie d'une réunion au Ministère des Finances à Bercy.

"Aucune de nos propositions sur les arrêtés de méthode, pourtant demandées par le ministère, n'a reçu de réponse. Ceci est inadmissible", commentait alors Patrick Collé, président de l'intersyndicale.

Les gérants ont l'impression que Victorin Lurel, ministre des Outre-Mer veut faire passer son décret sur la fixation des prix du carburant en force, dès le 1er février.

Ce mercredi matin, Sylvie Désert, représentante des gérants de Guyane, a rencontré les représentants des socioprofessionnels à la Chambre de commerce. Ce midi, après cette rencontre, elle annonce que les stations resteront ouvertes, tant qu'elles seront ravitaillées par les pétroliers... Ces derniers, eux, ne se prononcent pas sur une éventuelle rupture des ravitaillements dès jeudi. "Si nous arrivons à de telles extrémités, c'est qu'il n'y a pas de discussions réelles possibles avec le gouvernement", nous a répondu Patryck Dumesnil, directeur général de la société Sol Guyane. "Nous sommes à trois jours de la mise en place éventuelle de ce décret, et on ne sait toujours pas ce qu'il y a dedans. Ce n'est pas acceptable !". À noter que Total, Rubi (Vito) et Esso sont actionnaires de la Sara, ce qui n'est pas le cas de Sol, société barbadienne. 

Les gérants et les pétroliers jouent-ils ensemble un jeu de dupe ? Où les gérants ont-ils pris la mesure de l'impopularité - citoyenne, professionnelle et politique - de cette nouvelle grève annoncée et se défaussent alors sur les pétroliers ? 

L'impopularité de cette énième grève ne fait aujourd'hui aucun doute. Après les épisodes de mai 2013 et ceux de décembre-janvier dernier, l'exaspération se ressent nettement parmi la population (voir commentaires ci-dessous) à la suite de cette nouvelle annonce de grève. Et chez les politiques aussi. Ce mercredi matin, les parlementaires d’outre-mer, dont les Guyanais Georges Patient, Gabriel Serville et Chantal Berthelot (et non Jean-Étienne Antoinette), appellaient le Gouvernement à ne pas céder au nouveau chantage de la filière carburant :

"Après un mois de janvier consacré à des réunions techniques pour la mise en œuvre de la réforme de la fixation des prix des carburants, les gérants de stations ont brutalement quitté la table des négociations justement consacrées à l’examen de leurs propositions et appellent déjà à une grève en menaçant donc à nouveau les consommateurs".

Les parlementaires d’Outre-mer appellent ainsi "fermement le Gouvernement à ne pas céder à ce chantage organisé par quelques compagnies pétrolières dont le bénéfice annuel net avoisine les 40 M€ dans l’Océan indien et 33 M€ aux Antilles-Guyane dans une filière qui dégage dans son ensemble près de 100 millions d'euros de profits".

Selon eux, la marge nette des gérants, ainsi que celle des grossistes, n’est pas impactée par la réforme : "seule la marge des compagnies pétrolières est concernée par celle-ci afin d’aboutir à une baisse du prix à la pompe".

"Les gérants de station-service doivent donc cesser de se laisser manipuler par les compagnies pétrolières qui les utilisent pour défendre leur seule rente de situation Outremer au détriment du consommateur et des économies ultramarines".

Dans notre édition du jour, Gérard Lebon, des gérants de La Réunion, déclarait : "Nous ne subissons aucune pression de la part des pétroliers, mais nous sommes liés dans un modèle où l'État fixe un prix administré et des marges, où les pétroliers mettent en location-gérance des stations, et où les gérants embauchent des gens pour les faire tourner. Si un des partenaires ne s'y retrouve pas, c'est toute la filière qui tombe." Les gérants semblent tout de même plus à la merci des pétroliers que l'inverse.

* Les gérants de stations sont représentés dans les départements d'Outre-mer par Patrick Collé (Guadeloupe), Sylvie Desert (Guyane), Jacques-André Lubin (Martinique) et Gérard Lebon (La Réunion).

 
Énième fermeture des stations-service : les réactions du web 

• Vu sur la page facebook de l'Union Régionale des Festivals et Carnavals de Guyane :



• Vu sur Twitter, Thibault Vega, collaborateur de Gabriel Serville à l'Assemblée Nationale : 
• Vu sur Twitter, Marthe Panelle-Karam :
• Vu sur Twitter, AliseeWW :
• La Centrale Démocratique des Travailleurs de la Guyane (CDTG) s'insurge également contre cette décision des gérants de stations : "à l'heure où les médias de Guyane annoncent une hausse annuelle du chômage de plus de 12%, la filière stockage et distribution décide de priver la population de carburant. Dans ce contexte, la CDTG-CFDT s'interroge sur la pertinence du pacte de responsabilité, sa déclinaison régionale et les interventions de la BPI Guyane qui en découleront." 
 


• Henri GRIFFIT
• Henri GRIFFIT
• Henri GRIFFIT
• Henri GRIFFIT
• Henri GRIFFIT
• Henri GRIFFIT
• Henri GRIFFIT
• Henri GRIFFIT
• Henri GRIFFIT
• Henri GRIFFIT
• Henri GRIFFIT
• Henri GRIFFIT
• Henri GRIFFIT

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger