Le Malani mis en service avant la fin de l’année
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Le Malani mis en service avant la fin de l’année

Eric GERNEZ

Après les incidents de décembre sur le Maroni, la Collectivité territoriale précise le calendrier de la mise en service du bac Malani avant la fin de l’année

Dans notre article de mercredi, « Malani, le torchon brûle-t-il ? », nous relations le communiqué de la CCOG, sur les événements du 29 décembre liés aux défaillances du service transfrontalier. La CTG éclaire aujourd’hui sa position.

Une réunion a réuni, vendredi matin, les parties concernées par les incidents survenus au mois de décembre autour du bac La Gabrielle, ainsi que sur la mise en service effective du Malani. Elle a eu lieu en présence de Gabriel Serville, président de la Collectivité territoriale de Guyane, Jean-Paul Ferreira, 1er vice-président de la CTG, Chester Léonce, vice-président délégué à l’aménagement du territoire, au désenclavement et aux transports, des services de l’État et de la CCOG. 

La réponse aux incidents du mois de décembre

À l’occasion des fêtes de fin d’année, et alimentée par la baisse du prix des visas pour le Suriname, négociée grâce à la CTG, une affluence exceptionnelle, dépassant 150 véhicules par jour, a été constatée. Très tôt dans la matinée du 29 décembre, des usagers attendant le bac ont été agressés. Fort de ce constat, des mesures d’urgence ont été annoncées, notamment l’allongement des horaires de fonctionnement du bac et des rotations le week-end.

Afin de mieux gérer les périodes de forte affluence, plusieurs dispositifs sont envisagés : mise en place d’un dispositif de sécurité renforcé et d’un système de gestion de la file d’attente. Les rotations verront leur nombre adapté au trafic. Un système de réservations sera mis à l’étude pour anticiper l’afflux de véhicules.

Des solutions techniques pour les cales

Dans sa déclaration sur ce sujet, la CCOG rappelait que les usagers sont dans l’attente que le nouveau bac soit opérationnel. Sur le sujet des cales, la déclaration était on ne peut plus claire : « Contrairement à de fausses affirmations, les cales d’accostage à Saint-Laurent et à Albina sont conformes et opérationnelles. Les ajustements à réaliser pour la mise en fonctionnement du Malani relèvent de la compétence de la CTG. »

Confirmée ainsi dans son rôle, la CTG précise : « La réception définitive des cales côté Albina est prévue au mois de février, suivie des vérifications techniques préalables à la mise en route. Des travaux d’adaptation des cales sont nécessaires. Un appel d’offres pour un dispositif mobile a été lancé. » Sont ainsi indiquées les erreurs de calcul qui ont précédé les difficultés d’appontage, aujourd’hui à régler avec des rampes d’accès mobiles.

Une carence de personnel

La question d’un deuxième équipage a été évoquée. Le partenariat avec le Suriname sera poursuivi, avec la présence d’un second capitaine. Ce point évoqué lors de la réunion omet l’exposé des difficultés relatives au recrutement de personnel disposant des capacités professionnelles requises. C’est l’un des freins à l’accomplissement d’une mise en route rapide du Malani. Contacté par nos soins Dominique Nugent, directeur de la communication de la CTG, s’exprime sur les embauches : « On n’arrive pas à trouver d’équipage. À tel point qu’on joue la carte de la coopération à fond. Brésil, Suriname et Guyana ont été sollicités pour trouver un capitaine. L’objectif est d’avoir deux équipes pour commencer à faire tourner les deux bateaux. On démarrera ainsi à faire naviguer le Malani en période de marée haute. »

 

Le Malani en service avant la fin de l’année

À l’issue de la réunion, le président de la CTG, Gabriel Serville, a déclaré que d’ici huit mois, afin de se donner une large marge de manœuvre, le Malani prendrait son service. Cela signifie que des rampes d’accès mobiles seront installées pour adapter les cales. Le recrutement des équipages et d’un capitaine aura également trouvé une solution.

La mise en service du Malani est attendue par l’Union européenne, qui a financé le projet. La CTG est désormais sous la menace d’une demande de remboursement des fonds si le Malani n’était pas en service effectif à mi-2027.

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