L'abattoir doit ouvrir d'ici deux mois
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L'abattoir doit ouvrir d'ici deux mois

Lima FABIEN
Discussion autour du classement de la viande pour les bovins, présenté par Alessandro Wijnga, employé issu de la première promotion boucherie-traiteur du lycée Léopold-Elfort (LF)
Discussion autour du classement de la viande pour les bovins, présenté par Alessandro Wijnga, employé issu de la première promotion boucherie-traiteur du lycée Léopold-Elfort (LF)

Jeudi, les membres du Réseau rural de Guyane ont visité le pôle alimentaire de l'ouest.

D'ici un mois ou deux, le pôle alimentaire de l'ouest guyanais ouvrira ses portes. Il est constitué de l'abattoir et de l'atelier de transformation des produits végétaux. Jeudi, une visite a été organisée pour les membres du Réseau rural de Guyane.
« C'est un projet qui date de sept ou huit ans » , rappelle Samuel Assemat, chargé d'étudier les conditions de mise en route du pôle. Pour l'ouest, il augure d'un profond changement : « La tuerie Van den berg va fermer. Actuellement, l'abattage des cochons, ovins, caprins et bovins se fait là, sur le site de l'élevage. Elle est encore autorisée à abattre, dans la mesure où il n'y a pas d'autre lieu d'abattage dans l'ouest guyanais. C'est une dérogation, la dernière en France pour ce type d'abattage, qui se fait dans des conditions propres mais pas sanitaires. »
Le pôle alimentaire est dans sa dernière ligne droite. « Nous finalisons les dossiers d'agrément, les derniers contrats d'assurance, de maintenance, le contrat des autocontrôles sanitaires... détaille Samuel Assemat. Il nous reste encore un marché complémentaire d'équipement. On a fait des essais en juillet, qui montraient qu'on avait encore des imperfections. Nous sommes en train de les corriger. »
Quatre personnes ont déjà été embauchées. Des renforts vont arriver selon Samuel Assemat. « Trois opérateurs vont abattre, découper les carcasses, la viande, maintenir et entretenir le site. Si tout va bien, je vais prendre la direction de ce pôle. Nous recruterons trois autres personnes : un ingénieur des procédés agroalimentaires, un agent sur la filière animale et une secrétaire comptable. »
Des embauches à la sortie du lycée
Les trois opérateurs embauchés à l'abattoir de Mana sont issus de la première promotion en boucherie-traiteur du lycée Léopold-Elfort de Mana, situé à quelques hectomètres. C'est le cas d'Alessandro Wijnga, passionné originaire du Suriname, qui pratique la boucherie depuis l'âge de 12 ans.
« Qui sait, avec le développement de nos activités, nous aurons besoin de personnels supplémentaires à l'abattoir ou dans les structures qui vont se développer en aval, comme les boucheries. Il y aura sans doute des places à prendre. Pas pour tout le monde bien sûr, mais on espère bien pouvoir offrir des débouchés à ces jeunes qui se forment » , conclut Samuel Assemat. Le message est transmis aux lycéens...

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