IMAGES : À BORD DE L'ENSCO 8503
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IMAGES : À BORD DE L'ENSCO 8503

Audrey VIRASSAMY

La salle de contrôle représente le coeur de surveillance de la plate-forme. Ici, on surveille le vent, la houle et les courants pour maintenir la stabilité de la plate-forme flottante. Les différentes parties de la structure sont visibles ici 24h/24 sur des écrans grâce à des caméras de surveillance. (AV)

Pour réaliser le forage, des tubes sont vissés les uns aux autres grâce à des robots sous-marins munis de bras. Le second tube, de diamètre inférieur, est glissé dans le premier et ainsi de suite, d'où la forme télescopique visible sur ce schéma. Sur la partie de droite, la profondeur du forage. Aujourd'hui, on en est à 3 000 mètres au dessous du fonds marin, lui-même situé à - 2 000 mètres. C'est à près de 5 600 mètres qu'on saura s'il y a du pétrole. (AV)

À l'intérieur de cette tour de 14 mètres, le riser, le tube principal qui permet le forage. Huit gros câbles le maintiennent pour qu'il reste en position même si la plate-forme bouge autour. (AV)

Vissés les uns aux autres, ces tubes vont descendre jusqu'à 6 000 mètres. (AV)

Le préfet, le président de Région, le directeur et le directeur-adjoint de la Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement ont pris part à la visite. (AV)

La tête de puits (au centre) d'où émerge le tube principal. (AV)

Accessible au personnel par hélicoptère, la plate-forme est protégée des intrus par un bateau de surveillance. (AV)

(AV)

Le forage est réalisé depuis cette salle de contrôle par informatique (AV)

Vendredi, Tullow Oil a organisé une visite guidée de la plate-forme Ensco 8503 qui réalise le forage d'exploration à 153 kilomètres des côtes cayennaises. Toutes les photos ici. 

Pour réaliser le forage, des tubes sont vissés les uns aux autres grâce à des robots sous-marins munis de bras. Le second tube, de diamètre inférieur, est glissé dans le premier et ainsi de suite, d'où la forme télescopique visible sur ce schéma. Sur la partie de droite, la profondeur du forage. Aujourd'hui, on en est à 3 000 mètres au dessous du fonds marin, lui-même situé à - 2 000 mètres. C'est à près de 5 600 mètres qu'on saura s'il y a du pétrole. (AV)
Pour réaliser le forage, des tubes sont vissés les uns aux autres grâce à des robots sous-marins munis de bras. Le second tube, de diamètre inférieur, est glissé dans le premier et ainsi de suite, d'où la forme télescopique visible sur ce schéma. Sur la partie de droite, la profondeur du forage. Aujourd'hui, on en est à 3 000 mètres au dessous du fonds marin, lui-même situé à - 2 000 mètres. C'est à près de 5 600 mètres qu'on saura s'il y a du pétrole. (AV)
À l'intérieur de cette tour de 14 mètres, le riser, le tube principal qui permet le forage. Huit gros câbles le maintiennent pour qu'il reste en position même si la plate-forme bouge autour. (AV)
À l'intérieur de cette tour de 14 mètres, le riser, le tube principal qui permet le forage. Huit gros câbles le maintiennent pour qu'il reste en position même si la plate-forme bouge autour. (AV)
Vissés les uns aux autres, ces tubes vont descendre jusqu'à 6 000 mètres. (AV)
Vissés les uns aux autres, ces tubes vont descendre jusqu'à 6 000 mètres. (AV)
Le préfet, le président de Région, le directeur et le directeur-adjoint de la Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement ont pris part à la visite. (AV)
Le préfet, le président de Région, le directeur et le directeur-adjoint de la Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement ont pris part à la visite. (AV)
La tête de puits (au centre) d'où émerge le tube principal. (AV)
La tête de puits (au centre) d'où émerge le tube principal. (AV)
A 153 km des côtes cayennaises
Pour l'heure il n'est qu'à 3 000 mètres de profondeur, mais le tube qui doit déterminer si oui ou non il y a du pétrole au large de nos côtes doit quasiment aller à 6 000 mètres. Comment travaillent les équipes sur place ? Reportage à bord de l'Ensco, la plate-forme d'exploration.
Accessible au personnel par hélicoptère, la plate-forme est protégée des intrus par un bateau de surveillance. (AV)
Accessible au personnel par hélicoptère, la plate-forme est protégée des intrus par un bateau de surveillance. (AV)
(AV)
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Le forage est réalisé depuis cette salle de contrôle par informatique (AV)
Le forage est réalisé depuis cette salle de contrôle par informatique (AV)
C'est un mastodonte de 57 tonnes, qui semble perdu en pleine mer. Une structure flottante, mais qui reste en position grâce à des machines sophistiquées et une équipe en permanence sur le qui-vive. Bienvenue sur l'Ensco 8503, la première plate-forme d'exploration pétrolière au large de la Guyane. À 153 kilomètres, précisément, de nos côtes. Partie il y a un peu plus de 200 jours de Singapour, la plate-forme a commencé son travail de forage le mois dernier. Pour l'atteindre, le moyen le plus simple demeure l'hélicoptère. Une fois posé sur la structure, on ne peut s'empêcher d'être impressionné par l'immense machine dont le fonctionnement semble bien huilé. Aujourd'hui, les équipes en place ont déjà foré jusqu'à 3 000 mètres sous le fond marin. S'il y a du pétrole, cela ne sera vérifié qu'à une distance de plus de 5 600 mètres de profondeur.
1. Une structure télescopique
Pour atteindre cette profondeur, les foreurs utilisent des tubes, de diamètres différents. Au sommet, le « riser » , le premier tube. C'est lui qui émerge de la tête de puits (page ci-contre, photo 6). C'est dans ce premier tube que seront glissés les suivants. De diamètres inférieurs, ils seront vissés bout à bout, grâce à des robots sous-marins munis de bras articulés. Pour faire passer les tubes les uns dans les autres, la boue récupérée au moment du forage sera réutilisée. Essentiellement à base d'eau, elle pourra, parfois, être mélangée à d'autres produits. Le travail de cette boue sera de compenser la pression hydrostatique, la force qui, au moment du forage, tend à refermer le trou.
2. Une plate-forme flottante
La plate-forme flottante est, par définition, toujours en mouvement. Dans la salle de contrôle, différents paramètres, tels le vent, la houle et les courants sont surveillés en permanence. Les ajustements des hélices qui maintiennent la plate-forme en position autour du tube de forage se font automatiquement par des machines. En fonction de la météo, les activités de forage peuvent tout simplement être arrêtées afin d'éviter tout risque. S'il y a la moindre casse, tout le processus est à recommencer : le forage doit être réalisé à un autre point.
3. Une tête de puits surveillée
Au-dessus de la salle de contrôle, une autre pièce d'importance : la salle de forage. Ici, tout le monde garde l'oeil sur la tête du puits. C'est là que, grâce à des robots articulés, les tubes sont insérés les uns dans les autres. Les écrans de surveillance permettent de suivre en temps réel l'activité le long du tube. Des données qui sont surveillées 24h/24.
4. Sécurité
En cas d'accident, un système, le BOP, vient, comme un bloc, obturer la tête de puits. Autre dispositif pour assurer la sécurité sur la plate-forme : la mise en place d'inspections par les services de l'État. Il y en a déjà eu trois sur l'Ensco 8503. La dernière visite a eu lieu au début du mois. Réalisée par des spécialistes venus de Bordeaux, elle a duré deux jours. Entre 120 et 130 personnes travaillent en permanence sur la plate-forme où se côtoient plusieurs nationalités.
5. Surveillance de la faune
Toute la journée, une personne est dédiée à la surveillance de la faune autour de la plate-forme. Depuis le début des opérations, soit trois semaines, plusieurs espèces ont été observées : thons jaunes, daurades, poissons volants, dauphins, requin-marteau dans les eaux, frégates, puffins, sternes et fous masqués dans les airs.
6. Et s'il y a du pétrole ?
Le travail de prospection doit durer trois mois. S'il y a effectivement du pétrole au large de nos côtes, une autre plate-forme viendra prendre la place de celle-ci pour l'exploitation. Mais ceci ne se fera pas avant plusieurs années. Pour exemple, le dernier gisement mis à jour par Tullow Oil au Ghana n'a pu être exploité que sept ans après sa découverte. Voilà qui laissera le temps, dans ce cas, de déterminer les retombées économiques pour la Guyane. Pour le moment, le carburant utilisé par la plate-forme provient de Trinidad. L'Ensco en utilise près de 300 barils par jour. Pour exemple, le 14 avril dernier, la consommation a été de 295 barils, soit 46 905 litres. Le coût global de fonctionnement de la plate-forme est, lui, d'un million de dollars par jour.

La salle de contrôle représente le coeur de surveillance de la plate-forme. Ici, on surveille le vent, la houle et les courants pour maintenir la stabilité de la plate-forme flottante. Les différentes parties de la structure sont visibles ici 24h/24 sur des écrans grâce à des caméras de surveillance. (AV)
La salle de contrôle représente le coeur de surveillance de la plate-forme. Ici, on surveille le vent, la houle et les courants pour maintenir la stabilité de la plate-forme flottante. Les différentes parties de la structure sont visibles ici 24h/24 sur des écrans grâce à des caméras de surveillance. (AV)

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