« Tout ceci n'est qu'un point de départ. »
Jean-Jacques Dordain, directeur général de l'Agence spatiale
européenne (Esa) a du mal à cacher son enthousiasme derrière ses
petites lunettes rondes. « On va changer d'ère » , a-t-il
poursuivi. Il faut dire qu'il a dû ronger son frein, tout comme les
autres, pendant près de quatre heures en attendant la fin de la
mission. Effectivement, cette première mission, particulière à plus
d'un titre, devait durer 3 heures 49, le temps que le dernier étage
du lanceur dépose les deux satellites Galileo sur un point très
précis de leur orbite. L'annonce du premier succès de Soyouz en
Guyane par le directeur des opérations a donné place à quelques
scènes de joie, ponctuées par beaucoup de soulagement. « Que de
difficultés surmontées » , s'est réjoui Jean-Yves Le Gall,
président-directeur général d'Arianespace qui affichait une rare
décontraction. « On vient d'ouvrir...
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