Jusqu'à 15 heures hier, les bus de l'Agglo ont arrêté de circuler (RF)
Entre 10 heures et 15 heures hier, une cinquantaine d'agents de la Régie communautaire de transport (RCT) ont exercé leur droit de retrait, exigeant de l'Agglomération une rencontre et des propositions pour assurer leur sécurité.
« On nous menace avec des couteaux, on reçoit des coups de poing, on est insultés... y'en a marre! » lance Pierre-Michel Piperol, secrétaire général de la CDTG (Centrale démocratique des travailleurs de Guyane), syndicat fraîchement lancé au sein de la RCT. C'est pour dénoncer ce climat « d'insécurité permanente » qu'une cinquantaine d'agents ont fait valoir leur droit de retrait hier.
« C'est pour notre sécurité mais aussi pour celle des passagers. On risque des accidents tous les jours : les bus sont surchargés. Par exemple, les élèves mettent leurs sacs à dos devant les parebrise, réduisant notre visibilité, poursuit-il. Et les actes de violences se multiplient sans réponses. Pendant un court moment, on a été escortés par la police municipale mais c'est fini ça. » Et Patrick Marck, son adjoint et aussi chauffeur de bus, de compléter : « Un collègue a reçu un coup de poing et n'a jamais eu de suivi psychologique derrière, c'est pas normal! »
UNE RENCONTRE VENDREDI
L'agent de la RCT explique par ailleurs, que des collègues, femmes, ont « demandé des accompagnateurs pour leurs derniers tours à Balata, où rien n'est éclairé. Là encore pas de réponse! » Le récent syndicat a adressé deux courriers à la CACL (Communauté d'agglomération du centre littoral) sans retour, affirme-t-il. Marie-Laure Phinéra-Horth, sa présidente, est venue sur place et a donné rendez-vous aux agents vendredi matin pour « discuter et trouver des solutions » . Serge Bafau, président du conseil d'exploitation du réseau à l'Agglo, a souligné par voie de communiqué, que cette section syndicale serait « non conforme au dépôt légal d'une structure syndicale » . Document à l'appui, ses secrétaires généraux affirment le contraire.
De son côté, Olivier Goudet, à la tête de l'UTG-RCT, indique n'avoir reçu aucune invitation du nouveau syndicat à se joindre au mouvement. Pourtant, reconnaît-il, « ces problèmes sont bien réels. Je pense qu'il faut laisser le temps à la nouvelle présidente de s'installer et prendre connaissance du dossier » , a-t-il déclaré.
Les bus ont repris du service peu après 15 heures. En matinée, la perturbation a notamment suscité la colère de nombreux lycéens.
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