Le chevalier Guisan, un destin guyanais
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UN NOM, UNE HISTOIRE

Le chevalier Guisan, un destin guyanais

Bernard MONTABO / Illustrations : Archives départementales de Guyane, Collections privées

Les hommes ne sont pas maîtres de leur destin, dit-on. Certes, mais par leurs qualités, leurs aptitudes et talents, par leur vision du monde, leur conception de la vie et des rapports humains, ils en sont quelque part, eux aussi, les artisans.

 Samuel Joseph Guisan est né à Avenches (dans le canton de Vaud en Suisse) au mois de mars 1740. Sa famille, quoique de noble lignée, n'a pas de fortune. Aux environs de sa treizième année, il doit abandonner l'école pour apprendre le métier de charpentier. Il est alors obligé de se rendre à Genève pour se perfectionner. Tout en poursuivant la maîtrise de son métier de charpentier, il étudiera une foule de disciplines : l'escrime, le dessin, les mathématiques et la physique, la mécanique, la géographie, l'hydraulique, l'astronomie jusqu'à la danse, tant est grande sa capacité d'assimilation.

À vingt ans Samuel Joseph Guisan est un homme intellectuellement complet, doué de surcroît d'une grande force morale.

Il passe d'abord par le Suriname...

En 1768, sa vraie vie, pourrait-on dire, commence. Un de ses oncles, planteur au Suriname, lui propose de venir le rejoindre. Guisan accepte. Il reçoit le grade de sous-lieutenant de la Compagnie de Suriname. Il embarque alors, vers la fin du 1er trimestre 1769, pour la colonie hollandaise. À Paramaribo, il est reçu par le gouverneur Jean Nepveu (un Français) qui l'établit dans la lourde charge d'administrateur. Il prend ses fonctions sur la plantation « La Liberté », située à quelques kilomètres de Paramaribo.

Guisan commence aussitôt des travaux de drainage et de dessèchement,...

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