Il est 14 heures, à quelques pas du collège
Paul-Jean-Louis, à Saint-Laurent du Maroni. Deux filles de
quatrième cherchent de l'ombre contre un mur. Le pemba ? La
première assure, d'une voix ferme, qu'elle n'en prend pas. « Ma
mère ne veut pas. » Sa copine ? Hésitante. Sourire crispé. D'une
voix plus faible : « Moi non plus, je n'en prends pas. » Elle nous
indique de la main le toit d'une maison, plus bas dans le quartier
: « Là-bas, il y a une dame qui en vend. Une copine me l'a dit.
»
Le Dr Gabriel Carle l'assure : la
consommation de pemba augmente, sur les bords du Maroni (lire son
témoignage sur la question dans notre édition de demain)....
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