Papaïchton célèbre la culture Aluku
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Papaïchton célèbre la culture Aluku

Samuel ZRALOS

Les participants aux jeux Aluku tout sourire lors de la cérémonie de cloture. © PAG

Un participant en plein lancer de harpon. © PAG

Lors de la première épreuve du parcours du marronnage, les compétiteurs doivent récupérer de l'eau du fleuve... © PAG

... Afin de remplir un bidon d'eau. © PAG

Puis c'est la course d'orientation, boussole en main. © PAG

Place à présent à la construction de radeaux, en cinq minutes seulement. © PAG

Le parcours du marronnage se termine, en parrallèle, par du rangement d'un tas de bois... © PAG

... Et un puzzle. © PAG

Pour certains, les jeux Aluku ont été l'occasion de découvrir le tir à l'arc. © PAG

Remontée et course de pirogue ont sans doute été les épreuves les plus physiques du week-end. © PAG

En parallèle, les ateliers ont été l'occasion pour les curieuses et curieux de découvrir l'art Tembe.... © PAG

Une découverte en profondeur, depuis le patron. © PAG

Et un art Tembe qui se retrouve sur les statuettes réalisées pour les vainqueurs. © PAG

Le week-end ne pouvait pas se dérouler sans des ateliers de danse. © PAG

Le week-end de festivités s'est conclu avec une soirée de contes. © PAG

Huit équipes de huit personnes se sont affrontées ce weekend dans la commune du Maroni, lors de la première édition des jeux Aluku, créés pour favoriser la transmission des savoir-faire et cultures de ce peuple.

Huit épreuves pour huit équipes composées d’autant de membres : c’est ce à quoi ont assisté les spectateurs de la première édition des jeux Aluku ce week-end, à Papaïchton. Tir à l’arc, lancer de harpon, course et remontée de pirogue, tir à la corde ou encore parcours du marronnage étaient au programme de ces deux jours de festivités, financés à hauteur de 116000 euros par le parc amazonien et la commune, avec le soutien de la CTG et de la CCOG.

A l’origine du projet, un « constat de perte de culture, de savoir-faire », explique Dondaine Pinson, agent de développement local et pilote du projet au parc amazonien de Guyane (Pag) et 6e adjoint au maire de Papaïchton délégué aux affaires scolaires et au tourisme. La municipalité s’est alors posé « la question de ce qu’on peut faire pour faire perdurer ces savoir-faire », avant de tenter d’y répondre par ces jeux. « On est venus à mettre en place événementiel pour forcer un peu la main aux habitants à se remettre à fabriquer » des pirogues ou des arcs, poursuit l’élu.

Les jeux, accompagnés d’ateliers culturels, doivent ainsi « générer une prise de conscience, participer à ce que le plus grand nombre réalise qu’il y a un vrai et réel besoin de se réapproprier la culture » des premiers Aluku. Pour parvenir à cet objectif, l’agent du Pag ne cache pas s’être « référé aux jeux Kali’na » d’Awala-Yalimapo, dont les organisateurs ont invité les promoteurs des jeux de Papaïchton à participer à la dernière édition, en tant qu’arbitres.

« En mémoire de ce que nos ancêtres ont enduré »

Encore en train de se remettre d’un week-end éprouvant, passé « la tête dans l’évènement », Dondaine Pinson se réjouit que « la partie épreuves [ait] suscité beaucoup de curiosité, avec beaucoup de monde » venu soutenir les compétiteurs, y compris « des personnes de la commune qui n’avaient pas l’habitude de venir aux évènements » plus communs, comme les tournois de football. Enthousiaste, le 6e adjoint continue : « Beaucoup de gens se sont rendus compte que y avait un besoin, que c’était un retour aux sources, qu’ils n’avaient pas depuis très longtemps tiré à l’arc ou dirigé une pirogue ».

Au terme des huit concours, les trois premiers – les équipes de Maripasoula, Saint-Laurent du Maroni et Apatou – ont remporté avec des pièces uniques, créées par Carlos Adaoudé en bois local.

Si les ateliers culturels n’ont semble-t-il pas eu autant de succès numérique, ils « ne visaient pas la masse mais la qualité. Des poignées de jeunes habitants et de visiteurs ont pu prendre le temps d’observer et pratiquer, finalisant presque certaines œuvres », indique Rosane Fayet, chargée de communication au parc amazonien.

De toute façon, insiste Dondaine Pinson, l’important était de participer et surtout de « ré-intéresser » la population « à la culture Aluku ». Culture que l’on a retrouvé dans la construction même des épreuves, notamment le parcours du marronnage. Celui-ci, « dont la moitié se passait en sous-bois » était constitué de plusieurs épreuves variées – remplissage d’un bidon d’eau avec des petits récipients, chasse au trésor, conception de radeau… – réunies autour du thème du parcours des noirs-marrons fuyant l’esclavage au Suriname. « Ça a été réfléchi en mémoire de ce que nos ancêtres ont enduré », raconte l’élu, l’esprit déjà tourné vers la deuxième édition, prévue l’an prochain à la même période.

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