Doko Lari, première!
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CAYENNE

Doko Lari, première!

Karin SCHERHAG
Très stressé, James Tiouka a tenu à passer le premier (KS)
Très stressé, James Tiouka a tenu à passer le premier (KS)

Le concours de chant de SAS Prod revient cette année pour dix jours d'auditions dans sept communes. 34 jeunes se sont présentés à la grande première, mercredi à Cayenne. Ambiance en coulisses.

Il faisait chaud, mercredi après-midi sous la tonnelle installée place des Palmistes. Car la grande première de l'édition 2014 de Doko Lari a attiré du monde. Beaucoup de monde. 34 jeunes venus tenter leur chance au micro, devant un jury composé de grands noms de la musique guyanaise : Jahyanaï King, Rhamsin, Sista Sony, Joël Zorobabel et Gifta. Impressionnant.
Dans la file d'attente, le stress monte. « On a tous le trac » , lâche James Tiouka, 17 ans, un brin crispé. Lui est arrivé une heure avant l'ouverture du concours. « Je voulais passer le premier. Au moins, après, je peux souffler. » Sa voisine de chaise lui donne un conseil : « Tu te lâches, tu fais comme si t'étais chez toi. » Elle s'appelle Orlane Mettelus, n'a que 19 ans mais déjà une bonne expérience de la scène. « J'ai participé au concours interlycées l'année dernière. Et j'ai complètement raté ma prestation à cause du trac. J'ai perdu tous mes moyens. Depuis, j'ai fait pas mal de scènes et ça va mieux. » Devant le jury, la jeune fille semble en effet très à l'aise. Elle interprète une chanson de Whitney Houston et ça sonne juste.
LES SATISFAITS ET LES PESSIMISTES
Derrière elle, les candidats défilent. Beaucoup ont choisi d'interpréter des chansons de leur composition. On parle d'amour, de drogue, de galères. Rap, slam, zouk love, variétés ou dancehall, à chacun son style. Le jury est concentré. Tout est passé au crible : voix, justesse, rythme, aisance... Et les avis divergent souvent. « On devrait garder deux jeunes de Cayenne (sur les dix sélectionnés au final, ndlr) mais le choix ne sera pas facile. Les membres du jury vont avoir du mal à se mettre d'accord » , souligne Chloé Bebronne de SAS Prod.
Les candidats, eux, sont loin de ces considérations. Il y a les satisfaits, qui lâchent le micro un sourire jusqu'aux oreilles. Et les pessimistes. Marielle Pineau, 16 ans le mois prochain, est de ceux-là. Ses copines sont venues la soutenir. Elles tentent de la rassurer mais cela ne suffit pas. « Je ne suis pas contente. J'étais trop stressée. Ma voix, ça n'allait pas. Et puis j'aurais dû me lâcher plus. » Trop tard pour les regrets. Il n'y a plus qu'à croiser les doigts.
Aujourd'hui, auditions au centre socioculturel de Roura, de 14 heures à 18 heures.

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