CAYENNE. Émelyne Messager, Laurette Laba et Shanonne Béhary-Laul-Sirder sont élèves en 1re, à l'externat Saint-Joseph de Cayenne. Comme les autres élèves de leur classe, elles doivent présenter leurs travaux personnels encadrés (TPE) pour le bac, le mois prochain. Leur exposé portera sur le carnaval. Le sujet a ravi Claudia Habran-Augustin, professeur de français dans l'établissement et secrétaire de l'Union régionale des festivals et carnaval de Guyane (URFCG), qui a fait venir les responsables de l'union.
Les trois élèves les ont reçus lundi. Pendant une heure et demie, Auxence Contout, Emmanuel Prince, Léa Minerve ont répondu à leurs questions. La première vice-présidente de l'union est prête à intervenir dans d'autres écoles pour parler du carnaval : « Il faut sauver la tradition, car elle est en train de partir. Il est inadmissible qu'il faille des vigiles derrière les groupes, à cause des règlements de compte. Le carnaval, c'est pour se défouler. » Le président Emmanuel Prince a milité pour une relance du tourisme de carnaval : « Beaucoup de pays s'en servent pour véhiculer une image d'eux-mêmes. »
Devant les élèves le filmant avec leur tablette, l'érudit Auxence Contout a rappelé les origines du carnaval de Guyane et de ses costumes traditionnels : « C'est comme la langue créole. C'est d'abord une imitation de la langue des autres, avant qu'on suive son propre chemin. C'est ce qu'on a fait avec le carnaval. »
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