Qu'est-ce qui t'a marqué pendant ce carnaval ?
Il y a eu beaucoup de nouveautés, de groupes nouveaux, de manifestations nouvelles. Le fait marquant, pour moi, c'est le retour de Réno Band, qui est exceptionnel, et la maturité de Mayouri tchô nèg. Les groupes traditionnels sont toujours dans le coup. On a les groupes issus des quartiers, mais eux sont encore et toujours là. Entre les soirées tololo et les concerts du samedi soir, les soirées touloulou sont-elles en danger ?
C'est une question que j'aimerais bien poser. « En danger » , ce serait peut-être un peu fort. Mais des groupes qui ont pignon sur rue ont attaqué de plein fouet Nana et Polina C'est une première! Vu leur succès, c'est qu'il y a un autre public de carnaval, sans le côté traditionnel des touloulou. Et par rapport aux tololo ?
Les touloulou ne sont pas en danger, mais sérieusement bousculés. Je me demande si, un jour, chaque vendredi n'aura pas sa soirée tololo. Ce serait dommage. Mais il faut voir leur succès, même si un des deux vendredi n'a pas trop marché. Qui a remporté le match du jeudi entre Dlo coco (Cric-Crac 2000), la Bande à Jean-Clair (Café de la gare), Orlane (Cuest) et Kamivor (Moonlight) ?
Je ne peux pas me prononcer pour Dlo coco. On n'a pas pu y aller le jeudi. Mais à chaque fois que je rentrais de tournage le samedi, il y avait énormément de voitures. Je ne pensais pas qu'ils réussiraient face aux universités. La bande à Jean-Clair a son public. Le Moonlight, c'était la grosse folie. Pa gain nom fonctionnait un peu moins, malgré son succès. Qu'as-tu pensé de Vaval ?
Pour moi, c'est un des meilleurs qu'on ait connu après celui de l'an 2000. Étrangement, c'est le même créateur. Pour la première fois, il avait une image majestueuse. Il faut que les arrivées de Vaval se déroulent comme ça. Il faut raconter une histoire, si on veut faire venir le public. Faut-il, comme le souhaite Emmanuel Prince, confier le costume de la reine au même créateur ?
Non. C'est une facilite. Il faut donner aux créateurs envie de créer et leur donner les moyens de le faire. Il faut mettre de l'argent sur la table. Il y a trop de créateurs, en Guyane, qui ne participent pas. Il faut leur demander pourquoi. Quels groupes de rue t'ont marqué ?
Mayouri tchô nèg, le retour de Réno band et les groupes brésiliens en général. On en a perdu pas mal, à Cayenne. Ils reviennent. Malgré l'absence de Patawa, il y a une envie de carnaval brésilien. On a déjà perdu les Haïtiens à Cayenne, alors il faut faire attention. Des trois Grandes parades, laquelle t'a le plus plu ?
Kourou. Pour moi, c'est la première. Elle est vraiment belle. Cayenne, c'est très joli, mais pour la télé, il faut plus de lumière. Mais ils font un bel effort, car Cayenne avait besoin de se professionnaliser. Saint-Laurent prouve que c'est l'année où tout le monde se réveille. Déjà l'an dernier, il y en avait les prémices. Reviendras-tu l'an prochain avec « Vaval 1re ? »
Je ne sais pas. Je ne sais jamais. Quel est ton programme maintenant ?
Boucler une rétrospective pour la mi-Carême et préparer le concert hommage à Bernard Inglis. On va créer un 52 minutes avec une partie documentaire, sur celui qui fut le chanteur emblématique des Mécènes. On espère le diffuser en avril, pour l'anniversaire de son décès. Mais avant cela, ce matin, on diffuse le carnaval de Manaus, à 8 h 50!
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