Carnaval : les violences légères passibles d'interdiction de participer aux parades
En cas de récidive, les mis en cause seront jugés en comparution immédiate
La police durcit le ton face aux violences. Pour le carnaval 2026, les forces de l'ordre ont annoncé à France-Guyane déployer un nouveau dispositif.
"L'idée c'est de réprimer davantage les violences, les bousculades, qui sont réalisées par les voltigeurs à l'arrière de certains groupes musicaux", explique Christophe Foissey, le directeur adjoint de la police nationale de Guyane.
Une répression assumée
Cette repression doit se traduire par des interpellations suivies de garde à vue. Pour les violences légères, les individus interpellés seront notifiés d'un arrêté d'interdiction de paraitre sur toutes les autres journées carnavalesques, les jours gras compris.
Selon le directeur adjoint de la police nationale guyanaise, ces interpellations concernent le port d'armes et "toutes les violences auxquelles on assiste traditionnellement par des individus qui sont cagoulés et qui par leur bousculades mettent gravement en péril les familles qui sont sur les trottoirs pour assister au carnaval."
La police assume durcir le ton par rapport aux années précédentes. "On ne va pas attendre de grosses violences, on va interpeller dès qu'il y aura des violences légères en réunion."
Interdiction pendant toute la durée du carnaval
Si une personne qui a été notifiée d'un interdiction de paraitre est retrouvée par les forces de l'ordre pendant le carnaval, elle sera placée de nouveau en garde à vue et sera déférée à la justice, en comparution immédiate.
Selon Christophe Foissey, il s'agit d'une "décision collégiale des autorités préfectorales, de la mairie et puis de la population aussi qui interpelle régulièrement la police pendant le carnaval".
En janvier 2025, une vidéo avait beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux : lors d'une altercation entre un groupe de jeunes et les forces de l'ordre, un policier avait assené une gifle à l'un des jeunes. "En marge du carnaval, des groupes de voltigeurs ont cherché à forcer le dispositif de sécurité mis en place par les forces de l'ordre qui ont dû faire un usage de la force proportionnelle à la violence rencontrée", avait réagi la préfecture.
Une autre vidéo circulait sur les réseaux, où un habitant du village chinois montrait le couteau qu'il avait intercepté sur un jeune carnavalier.
Chaque année, des jeunes sont interpellées lors des cavalcades du dimanche et pendant les jours gras.

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