À Kourou, la Matadô renonce au carnaval en 2026
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À Kourou, la Matadô renonce au carnaval en 2026

Gaëtan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr
A la Matadô, débutants comme nostalgiques avaient pu goûter au dancing kouroucien, à l'occasion des trente ans de la salle kouroucienne.
A la Matadô, débutants comme nostalgiques avaient pu goûter au dancing kouroucien, à l'occasion des trente ans de la salle kouroucienne. • ZDC

En 2025, le dancing avait réalisé son grand retour après plusieurs années d'absence, pour fêter ses 30 ans

La Matadô, dancing kouroucien historique, n'organisera pas de soirée carnavalesque cette année. 

En 2025, la salle située zone Pariacabo avait réalisé son grand retour après plusieurs années d'absence, pour fêter ses 30 ans.

La Matadô avait accueilli les Mécènes, le même groupe qui animait les bals paré-masqué sur place le vendredi soir, du temps de Bernard Inglis. 

Lucienne Venkatapen, fille du propriétaire détaille pourquoi le dancing n'ouvrira pas ses portes en 2026 : "On voulait faire une nouvelle soirée avec les Mécènes, mais avec les soucis de santé dans la famille, on n'a pas l'énergie d'aller au bout... si on n'a pas la force mentale, c'est trop d'investissement."

 

Les Mécènes à la Matadô pour la soirée des 30 ans
Les Mécènes à la Matadô pour la soirée des 30 ans • ZDC

 

La Kouroucienne poursuit : "L'organisation d'une soirée carnavalesque, c'est très lourd. 80% des recettes vont dans l'organisation. On fait ça uniquement pour la population. Et tout le monde ne joue pas le jeu. Avec autant de soirées, les gens n'ont pas l'énergie de venir chez nous comme avant. En termes économiques, c'est compliqué aussi. "

La difficile survie des dancings

Pour la soirée des 30 ans, France-Guyane qui était présent, avait compté jusqu'à 300 personnes. Des habitués de l'époque avaient fait le déplacement depuis Cayenne. La famille Venkatapen a atteint l'équilibre financier, mais sans pouvoir récompenser ses bénévoles. "Sans les sponsors, on ne s'en serait pas sorti."

 

André Venkatapen, le fondateur de la Matadô, devant le gâteau d'anniversaire de son établissement.
André Venkatapen, le fondateur de la Matadô, devant le gâteau d'anniversaire de son établissement. • ZDC

 

Le propriétaire, André Venkatapen, se rappelle que jusqu'au début des années 2000, la salle pouvait accueillir "700-800 personnes par soir, facile". Le décès de Bernard Inglis avait entrainé une baisse de la fréquentation. "Quand il était là, il drainait beaucoup de son public sur Kourou", affirme Lucienne Venkatapen. 

Comme d'autres lieux, la Matadô illustre la difficile survie des salles traditionnelles en Guyane.

Le reste de l'année, le lieu reste disponible à la location pour des réceptions et autres événements. 

Les gérants ne ferment pas non plus la porte à une éventuelle soirée carnaval l'année prochaine.

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