Nouvelle agression armée sur la frontière entre Venezuela et Guyana
Un incident de frontière vient à nouveau d’avoir lieu dans la région de l’Essequibo. Il aggrave les tensions déjà fortes dans ce conflit frontalier.
Les tensions montent d'un cran entre le Guyana et le Venezuela, alors que de nouveaux échanges de tirs ont été signalés sur la rivière Cuyuni, en plein cœur du différend frontalier de l'Essequibo.
Selon le Stabroek News, les Forces de défense du Guyana (GDF) ont rapporté que des hommes armés, sans uniforme, ont ouvert le feu à trois reprises depuis la rive vénézuélienne, le long de la rivière Cuyuni, entre Eteringbang et Makapa. « Au cours des dernières vingt-quatre heures, des hommes armés en civil ont mené trois attaques distinctes contre nos troupes en patrouille fluviale », précise le communiqué des GDF. Les soldats du Guyana ont répliqué à ces agressions, sans déplorer de blessés.
La présence de ces groupes armés sans insigne soulève des questions sur la nature de ces attaques. S'agit-il de simples milices ou d'éléments paramilitaires opérant avec l'aval tacite des autorités vénézuéliennes ? Cette stratégie, souvent utilisée dans les conflits dits hybrides, pourrait marquer une nouvelle escalade dans les tensions régionales.
Cette nouvelle agression survient à un moment critique. Le 25 mai, le président vénézuélien Nicolás Maduro prévoit d'organiser des élections dans la région contestée de l'Essequibo, un territoire reconnu internationalement comme appartenant au Guyana. Déjà, le 3 mars, un autre incident avait eu lieu dans la zone économique maritime exclusive du Guyana, marquant une série de provocations inquiétantes.
Les prochains jours s'annoncent décisifs, alors que les deux nations s'affrontent sur fond de revendications territoriales et de prospections pétrolières.

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