Brésil : un rapport de police conclut que Jair Bolsonaro a « participé activement » à un projet de coup d’État en 2022
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Brésil : un rapport de police conclut que Jair Bolsonaro a « participé activement » à un projet de coup d’État en 2022

La rédaction & AFP

Un rapport de près de 900 pages de la police fédérale brésilienne met en cause Jair Bolsonaro dans un projet de coup d’État visant à le maintenir au pouvoir après sa défaite en 2022. Le procureur de la République doit décider de l'inculpation de l'ex-président et de 35 autres suspects.

 

Selon les enquêteurs, le coup d’État, bien qu'ayant été soigneusement planifié, n’a pas abouti en raison du manque de soutien des militaires, notamment des principaux commandants de l’armée brésilienne. Toutefois, les preuves recueillies au cours des investigations indiquent que Bolsonaro a joué un rôle central dans l’organisation criminelle, visant à renverser le gouvernement. L'ex-président, de son côté, a fermement démenti ces accusations, évoquant une « persécution politique ».

Le complot d’assassinat et l’Opération Poignard vert et jaune

Outre ces accusations de coup d’État, Bolsonaro est aussi suspecté d’avoir eu connaissance d’un projet d’assassinat ciblant son successeur Lula, son vice-président Geraldo Alckmin, ainsi que le juge Alexandre de Moraes. Le complot, connu sous le nom d'« Opération Poignard vert et jaune », aurait impliqué l’empoisonnement des victimes. Une opération policière a permis l’arrestation de plusieurs individus, dont des militaires et un policier, en lien avec ce complot meurtrier.

La campagne de désinformation et les tentatives de manipulation électorale

Le rapport met également en lumière les tentatives de Bolsonaro et de son entourage de discréditer les urnes électroniques utilisées lors des élections présidentielles de 2022. Le 5 juillet 2022, une réunion aurait eu lieu pour planifier la diffusion de fausses informations sur le système électoral. Un projet de décret a même été envisagé pour organiser de nouvelles élections et arrêter le juge Moraes, responsable des élections.

Cette série de révélations plonge davantage l’ancien président dans une tourmente judiciaire, alors qu’il cherche encore à annuler sa condamnation pour désinformation et à retrouver une place dans le jeu politique en vue des élections de 2026.

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